PESTE A BUBONS
Consulter: La pe^fe bubonique à Hong-Kong ; Yersin, Ann. de Vlnstilut Pasteur, 1894, p. 662.
Yersin a récemment isolé de la pulpe des bubons de malades atteints de la peste, un bacille court, trapu a bouts arrondis, assez facile à colorer par les cou-
'■ig. 52. Bacille de la peste à bubons.
leurs d'aniline, et ne se colorant pas par le Gram Les Il existe en grandes quantités dans les bubons et les
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ganglions des malades, ainsi que dans le sang, où on l'y décèle moins facilement. Dans les cultures, on voit des chaînes de bacilles courts, présentant par places de gros renflements en boule.
Bouillon. — La culture du bacille offre un aspect caractéristique, rappelant tout à fait les cultures de l'érysipèle.
Gélose. — La pulpe de] bubon, ensemencée sur gélose, donne un développement de colonies blanches, transparentes, abords irisés.
Les cultures, de même que les pulpes de bubon, inoculées à des souris, à des rats ou à des cobayes, les tuent en très peu de jours (deux à cinq jours pour le cobaye, un à trois jours pour la souris).
On sait que les rats, dans les épidémies de peste humaine, sont également frappés. Yersin a trouvé, dans les organes des rats crevés dans les maisons, le même bacille de la peste.
11 a de plus donné la peste à des souris par simple cohabitation avec des souris inoculées.
La peste, dit Yersin, est donc une maladie contagieuse et inoculable.
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Lustgarten a décrit, en 1884, un bacille trouvé par lui dans les tissus et dans les sécrétions de syphilitiques.
Gebacillese distinguait surtout par sa situation, dans l'intérieur des cellules migratrices, et par ses réactions colorantes, particulières.
Ce bacille est morphologiquement semblable à celui delà tuberculose ; il est mince, tin, droit ou légèrement
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recourbé, parfois onduleux ou recourbé en S. Il présentait, parfois des vacuoles ovoïdes que Lustgarten considérait comme des spores.
Aucune culture de ce micro-organisme n"a pu être faite.
Pour le colorer, Lustgarten préconisait la méthode suivante.
Colorer dans le violet de gentiane, en solution aqueuse anilinée, pendant douze à vingt-quatre heures, à la température ordinaire, puis deux heures 4 40". Plonger ensuite la préparation dans l'alcool absolu pendant quelques minutes, puis dix secondes dans une solution de permanganate dépotasse à 1,50 p. 100. Traiter ensuite par une solution aqueuse d'acide sulfureux (fraîchement préparée), et laver à l'eau. Ces manipulations devaient être répétées jusqu'à décoloration complète de la coupe.
De Giacomi avait simplifié cette technique. Il laissait la préparation vingt-quatre heures dans l'eau anilinée additionnée de fuchsine bouillante, puis il traitait par une solution faillie de perchlorure de fer (deux à trois gouttes pour 50 grammes d'eau), puis par l'alcool et par l'essence de girofle.
La méthode la plus prompte et la plus sûre, d'après Lewy, est de traiter par le liquide deZiehl, de décolorer par l'acide sulfurique au quart, exactement comme pour le bacille de la tuberculose.
C'est qu'en elîet les bacilles décrits par Lustgarten, auxquels personne n'attribue plus aujourd'hui une valeur spécifique, possèdent les mêmes réactions visà-vis des matières colorantes que le bacille de la tuberculose.
Les bacilles dusmegma préputial décrits par Alvarez