‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 122 sur 398 · II. — Bacilles · texte numérisé non relu

II. — Bacilles

Liquéfiant

la gélatine

avec matière colorante

sans matière colorante

B. arborescens. B. fui vus.

j B. fluorescensliquc-

faciens. B. lividus.

I B. ochraceus. B. plicatus.

' B. rubidus. B. rosaceus.

B. violaceus. B. glaucus.

' B. albus putidus. B. iraplexus^

B. butyricus.

i B. aquatilis.

] B. liquefaciens.

. B. megaterium.

I B. mesentericus vulgatus.

B. subtilis.

> B. termo.

Mobiles. Immobiles.

/ B. aureus. B. brunneus.

avec V B. fluorescens putri- B. fluorescens non limatiôre ^ dus. quefaciens.

i colorante j B. lactis viscosus. B. luteus. No liquéfiant 1 ( B. bleu indigo. B. rouge brique,

pas < j B. albus. B. acidi lactici.

la gélatine J l B.aquatilissulcatus. B. fuscus.

^ J}? 1 B. fluorescens au matière ( » u- *

colorante """• , B. ubiqaiWs.

f B. fluorescens longus.

1 B. rubefaciens.

Épuration des eaux courantes. — Les rivières, les fleuves souillés par leur passage dans les agglomérations humaines se purifient assez rapidement. Le fait a été démontré pour la Seine par Miquel, pour risar par Pransnitz*. L'Isar entre à Munich avec 305 bactéries au centimètre cube; à 7 km. plus bas, après avoir reçu les égouts, il en renferme 12 600; à 13 km. de Munich ce nombre tombe à 9 000; à 22 km. il est de 4800; à 33 km. il est de 2 400. Le fleuve ne met que huit heures à parcourir cette distance. Il perd donc dans ce trajet et dans ce temps les 5/6 de ses bactéries.

La Seine renferme au pont National 78 000 bactéries au centimètre cube; à Bezons 2 885 000; à Conflans 414000; à Meulan 275 000.

Les causes de cette épuration sont multiples. II importe de les étudier. Nous n'insisterons pas sur la dilution occasionnée par la réception des ruis-

1. Influence de la canalisation de Munich sur l'Isar, Munich, 1889.

LES BACTÉRIES DANS l'EAU 191

seaux de toutes les eaux de la nappe souterraine; une seconde cause physique est le dépôt des particules flottantes. Ce dépôt s'opère par la pesanteur et par attraction moléculaire.

Assurément les microbes ne sont pas lourds (un seul ne pèse guère qu'un milliardième de milligramme, Og^OOOOOOOOOOOl), mais ils sont le plus souvent accolés à des particules plus lourdes qui, elles, sont susceptibles de se déposer. L'effet de ce dépôt peut être apprécié dans les réservoirs de décantation. Frankland trouve dans l'eau de la Tamise avant son arrivée dans le premier réservoir de décantation 1 437 bactéries au centimètre cube ; au sortir du deuxième réservoir 177.

Dans une eau courante le dépôt par pesanteur qui exige la tranquillité ne se fait pas sentir à ce degré, mais il est remplacé par les attractions moléculaires. Il s'agit là de phénomènes physico-chimiques tels qu'on les observe quand on verse une trace d'alun dans une eau chargée d'argile, quand on agite de l'eau avec un corps poreux et absorbant : c'est le phénomène du collage. Or les eaux renferment plus ou moins de la chaux, du carbonate de chaux, de la silice, de l'alumine, du sesquioxyde de fer, tous corps gélatineux.

La mesure de la puissance du collage peut être donnée par les expériences de Frankland et de Kruger.

Frankland* agite pendant un quart d'heure de

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