Ann. Inst. Past
Berlioz. — Bactériolooib. 13
soit à brûler la matière organique, soit à servir à la respiration des bactéries.
Mais l'oxygène n'intervient pas seul et les bactéries elles-mêmes concourent à la destruction de la matière organique, et finissent par se détruire ellesmêmes par concurrence vitale.
Bordas *, qui a étudié ces phénomènes dans la Seine, les décrit ainsi : Les bactéries aérobies liquéfient, au moyen de diastases, les matières organiques, absorbent l'oxygène de l'eau, et dégagent de l'acide carbonique. Ne pouvant plus vivre, elles cèdent la place à des aérobies facultatifs qui n'ont besoin que de peu d'oxygène, dégagent de l'hydrogène et sécrètent des ptomaïnes, des toxines, qui finissent par les tuer. Elles sont remplacées par les anaérobies, qui disloquent la matière organique, la putréfient. Les aérobies facultatifs reparaissent alors et oxydent la matière organique. Ils sont à leur tour oxydés et bi*ûlés par les mucédinées et les cryptogames. Toute la matière organique, y compris les bactéries, se trouve ainsi ramenée à ses éléments minéraux.
Ces phénomènes sont analogues à ceux que nous avons vu se passer dans le sol (voir p. 133).
Enfin l'un des facteurs les plus importants de la purification est la Zumière, le soleil. Les preuves de l'influence de la lumière sur les bactéries ont été déjà données (p. 107 et suiv.). Nous rap-