Soc. (le biol., 27 octobre
l'infection 219
pine, l'aconitine, la morphine, la digitaline, elle est augmentée vis-à-vis de Tésérine.
Il est impossible de tirer une conclusion ferme de toutes ces expériences. On peut en inférer cependant que la rate ne joue pas un grand rôle dans l'intoxication.
Séjour des bactéries dans l'organisme. — La durée du séjour des bactéries dans l'organisme est très variable. Les saprophytes disparaissent rapidement en quelques heures ou quelques jours, mais les pathogènes peuvent y rester un temps très long. Les bactéries sporulées résistent plus longtemps. Wissokowitsch a vu les spores charbonneuses persister soixante-dix jours dans les organes; Trapeznikoff a constaté leur présence pendant cent jours dans les organes de la grenouille, qui est réfractaire.
La clinique nous offre des exemples fréquents de cette persistance. Le bacille tuberculeux logé dans les ganglions est susceptible d'y vivre des années, étant ainsi une menace perpétuelle pour l'individu qui en est porteur. Ceux qui ont eu la fièvre paludéenne savent que, même après de longues années d'éloignement des pays infectés, ils sont sujets à avoir des accès de fièvre qui témoignent d'une localisation en quelque organe de colonies d'hématozoaires du paludisme. Ces faits sont corrélatifs de ce que Verneuil a appelé le microbisme latent.