INFLUENCE DU NOMBRE DES BACTÉRIES
nisme par l'action catalytique, la dose paraissait absolument insignifiante à la contamination. La différence entre les venins et les virus était même basée sur une considération de cet ordre. Les premiers, disait-on, agissent proportionnellement à leur masse ; les seconds en dépit de la quantité » (Arloing) *. Nous savons aujourd'hui que les virus sont les bactéries et l'expérience démontre que le nombre des bactéries inoculées joue un grand rôle dans l'infection. Chauveau le premier indiqua ce rôle, puis Arloing, Cornevin et Thomas essayèrent la préservation du charbon symptomatique par des inoculations de sérosité à doses infinitésimales. Hœgyes, de Vienne, donne l'immunité contre la rage par des injections de virus dilué. Straus vaccine le chien contre la morve en lui injectant de petites quantités de culture du bacille pathogène.
Waston-Cheyne * constate que 9 millions de Proteus vulgaris sont inoffensifs pour le lapin et le cobaye, qu« 140 millions produisent un abcès d'inoculation, que 225 millions amènent rapidement la morL II suffit de quelques unités du microbe du choléra des poules pour faire périr le lapin, mais si l'on opère sur le cobaye, qui est moins sensible, l'auteur constate que moins de 10 000 microbes n'ont aucun effet, et que 300 000 amènent la mort.
Chauveau avait déjà montré que le mouton d'Aï-