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La cellule, t. X, 2* fasc

POUVOIR ANTITOXIQUE. ~ SEROTHERAPIE 297

de centimètre cube pour immuniser un cheval de 500 kg.

L'activité du sérum se mesure suivant la méthode française (Roux) ou suivant la méthode allemande (Behring, Erlich).

Méthode française. — On prend comme base l'unité de poids de cobaye, le gramme, et l'on calcule la quantité de sérum qu'il faut injecter douze heures avant l'inoculation d'épreuve. Soit un cobaye pesant 500 gr. ; si un centième de centimètre cube (0«S01) le préserve de la mort, le sérum sera actif au cinquante-millième (1/50 000); c'est-à-dire qu'il faut injecter au cobaye une dose de sérum égale au cinquante-millième de son poids. Le sérum antidiphtérique est actif au cent-millième, le sérum antitétanique à un millionième ou un milliardième.

Méthode allemande. — On mélange le sérum à cent doses mortelles de toxine, et on injecte le tout à un cobaye, qui doit survivre et ne présenter aucun phénomène morbide. S'il a fallu un dixième de centimètre cube de sérum pour neutraliser la toxine, on dit que ce sérum renferme une unité antiloxique. S'il a fallu un millième de centimètre cube de sérum (0<=*=,001), le sérum renfermera 100 unités antitoxiques.

Le rapport entre la notation française et la nota- Uon allemande peut s'évaluer approximativement en divisant par 500 le chiffre de la valeur française.

Soit un sérum français actif à 1/100 000; ^^^

= 200 unités allemandes.

298 LES BACTÉRIES DANS L'0RGAJ41SMÉ

Absorption et éliminatioii de l'antitoxine. —

Nous avons vu (p. 233) que les toxines ne sont pas nuisibles quand elles sont introduites par le tube digestif, parce que les sucs digestifs les détruisent. De même l'antitoxine n'a pas d'action par ingestion stomacale. Carrière * n'a pas réussi à immuniser des animaux en leur faisant ingérer du sérum antitétanique et antivenimeux. Par des expériences semblables à celles mentionnées page 233, Carrière s'est assuré que la salive, le suc gastrique, la bile, n'ont pas d'action sur les sérums, mais que le suc pancréatique, l'épithélium intestinal et les bactéries de l'intestin détruisent l'antitoxine.

L'antitoxine s'élimine, et ce fait explique que l'immunité ne dure pas indéfiniment. Bouchard a pu immuniser des lapins en leur injectant les urines de lapins vaccinés contre le bacille pyocyanique. L'urine des animaux vaccinés contre le tétanos ne donne pas l'immunité (Roux et Vaillard).

Mais le lait, bien plus que l'urine, renferme l'antitoxine, car on peut dans beaucoup de cas procurer l'immunité passive par le lait.

H. — AaaLUTININES

Charrin et Roger ont les premiers constaté en 1889 2 que le bacille pyocyanique se développait dans le sérum des animaux vaccinés en formant dos

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