‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 214 sur 398 · IMMUNITÉ CONTRE LES TOXINES · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ CONTRE LES TOXINES

Elle peut porter sur les microbes ou sur les toxines.

a). IMMUNITÉ CONTRE LES MICROBES

Les procédés employés agissent tous sur Torganisme. Ils ont pour effet de stimuler la phagocytose. L'exemple le plus simple est celui-ci. Si l'on injecte du bouillon stérile dans le péritoine de cobayes, puis le lendemain des cultures pathogènes de bacille typhique, bacille cholérique, streptocoque, les animaux résistent grâce à l'intensité de la phagocytose provoquée par le bouillon (Issaef, Pierallini, Bordet).

La guérison du charbon par injection de cultures ou de toxines du bacille pyocyanique (Emmerich), du pneumo-bacille de Friedlander (Buchner), de toxines de la putréfaction (Rostjarine et Kraïnski), relève du même mécanisme. Ouspenski vaccine contre le charbon par injection de suc testiculaire. Les sérums normaux d'animaux réceptifs ne sont pas dénués d'activité. Voges, Issaef, Metchnikoff préservent des animaux de l'infection typhique ou cholérique en leur injectant du sérum de boeuf.

Rappelons les expériences de Lôwy et Richter (p. 252) montrant l'influence de la fièvre sur l'infection.

h). IMMUNITÉ CONTRE LES TOXINES

Diverses substances protègent contre les loxines. Behring et Kitasato enrayent TintoXication diphté'

riqiie on injectant du trichloruro d'iode, de Tacide trichloracétiqiio, de la naphtylamine. Les solutions de nucléo-histone immunisent contre la tétaninc et la diphtérine; le sérum de Técrevisse (animal réceptif) préserve la souris contre le venin de scorpion ; le sérum normal de cobaye rend le cobaye réfractaire à la toxine du microbe de la pneumonie contagieuse des porcs (Voges) ; le sérum de cheval protège le cobaye contre la toxine, cholérique (Pfeiffer); le sérum normal de cheval, d'homme, protège les globules blancs contre l'action de la leucocidino (Van de Velde).

Ces différents moyens préservent les animaux contre l'infection ou les toxines mais ils ne confèrent pas une véritable immunité^ attendu que ces animaux ne résistent pas à une inoculation d'épreuve.

La maladie est simplement escamotée et ne laisse dans l'organisme aucune propriété immunisante lui permettant de résister à une seconde atteinte.

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