Arch. de méd. expér
ni marquées pour faire admettre des espèces différentes de streptocoques. Nous croyons que le streptocoque, tr(>s sensible aux influences extérieures, est facilement modifié dans ses caractères et ses fonctions, mais que ce n'est pas une raison pour en créer plusieurs espèces.
Sécrétions. — Nous avons vu que le streptocoque rend le bouillon acide. C'est en faisant fermenter les hydrocarbures et en produisant de l'acide lactique. 11 sécrète donc une diastasc de fermentation. Aussi coagulc-t-il le lait.
Inoculations expérimentales. — La virulence du streptocoque est fragile. Au bout de quelques jours de culture elle baisse; aussi est-on obligé de la revivifier par des repiquages, ou des passages chez les animaux, ou par des procédés divers.
D'Espiiie et Marignac * conservent la virulence en cultivant dans la gélatine au touraillon, au-dessous de 21° et à l'obscurité. Pelruschky* conserve les cultures -k la glacière. Un streptocoque atténué peut récupérer sa virulence en étant cultivé sur le sérum de lapin.
Marmorek ^ a indiqué le vrai procédé d'exalter la virulence et de la conserver.
11 part d'un streptocoque peu virulent, le fait passer vingt ou trente fois dans l'organisme du lapin et obtient un streptocoque d'une virulence