Ann. Inst. Past
cytes (lu sang, avant et après l'infection, marche de pair avec la phagocytose.
Chez le lapin inoculé avec une culture très virulente et mortelle le nombre des leucocytes tombe de 7 000 à 3 000 par me. de sang.
Chez le lapin qui a reçu une culture moins virulente et non mortelle, le nombre des leucocytes baisse au début, puis remonte quand la guérîson s'annonce. Chez le lapin qui a reçu une culture atténuée et qui survit, le chiffre des globules monte de 6 000 à 11000.
Ces faits montrent bien le rôle de la phagocytose dans la pneumonie et prouvent aussi que la pneumonie est un mode de réaction de l'organisme ayant pour effet de cantonner l'infection, de la rendre locale, de s'opposer à sa généralisation.
L'association du pneumocoque avec d'autres bactéries pathogènes rend l'infection plus grave. Si l'on aggrave la pneumonie par la toxine du staphylocoquCy les animaux succombent plus vite à l'inoculation. Si l'on injecte à un lapin, sous la peau, en deux points différents, une culture de pneumocoque peu virulente, et une culture de staphylocoque, l'animal meurt en un jour, tandis que le témoin survit quinze jours.
Vaccination. Sérothérapie. — La difficulté de fixer et de conserver la virulence du pneumocoque rend également difficile la vaccination, aussi les auteurs ont-ils eu recours à des procédés multiples.
1° Injection de faibles doses de cultures viru-
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lentes. — Fraenkel, Foa et Bordoni-Uffreduzzi font de légères scarifications à la face interne de l'oreille du lapin avec une lancîette chargée de sang de lapin mort de pneumonie. Ils ont réussi après plusieurs inoculations à rendre des lapins réfractaires.
Emmerich et Fowitsky * diluent abondamment la culture et prétendent avoir ainsi vacciné des lapins. Mais Foa et Scabia*, Mosny^, qui ont répété cette méthode, n'ont eu que des échecs.
2° Cultures atténuées. — Netter* insère sous la peau de lapin des fragments de rate desséchée d'animaux morts de septicémie pneumococcique. Il leur confère une immunité qui dure deux à trois mois. Emmerich et Fowitsky (loc cit.) injectent à faible dose des cultures atténuées par vieillissement, puis augmentent progressivement les doses en injectant des cultures de plus en plus virulentes. Au bout de vingt-trois jours l'animal est vacciné.
3<* Toxines. — On a employé plusieurs procédés. La filtration simple sur porcelaine ne donne que de mauvais résultats, la toxine étant peu active. Menues ^ a obtenu cependant une toxine vaccinante en partant d'un microbe à virulence très exaltée par de nombreux passages chez le lapin.
i. Munch med. Woch., 1891.