Ann. Inst. Past
BACILLE TYPHIQUE 433
les selles. D'autres ont eu de la fièvre et sont morts avec les lésions décrites plus haut.
Chez le singe et le lapin nourris avec une culture, Chantemesse et Ramond * ont obtenu des résultats analogues.
Lépine et Lyonnet ^ injectent des cultures dans une anse intestinale du chien et observent l'évolution des lésions typhiques des plaques de Peyer.
L'injection de toxine agit à peu près comme la culture vivante. Sanarelli injecte sa toxine sous la peau du cobaye à raison de 1 ce. 1/2 par 100 gr. d'animal. Immédiatement la température baisse, contrairement à ce que Ton observe avec le bacille vivant ; l'abdomen devient douloureux, se météorise, l'animal meurt en dix à quinze heures. Si la dose de toxine est moins forte, l'injection est suivie d'hyperthermic. A l'autopsie les lésions sont les mômes. Mais Sanarelli a remarqué que le colibacille de l'intestin a pullulé extraordinairement et est devenu beaucoup plus virulent. Nous reparlerons au chapitre suivant de cette exaltation de la virulence du coli-bacille, exaltation qui joue peut-être un grand rôle dans la fièvre typhoïde.
On reproduit donc par l'injection de bacille typhique ou de sa toxine les lésions que nous sommes habitués à constater dans la fièvre typhoïde.
Vaccination. Sérothérapie. — La vaccination par