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Fortschr. der med

COLI'BAGILLE 443

petits. Le nombre des cils est de quatre à six, rarement huit.

Coloratioii. — Elle ne présente rien de particulier à signaler. Le coli-bacille ne prend pas le Gram.

Cultures. — Le colibacille se cultive bien depuis 12<» jusqu'à 46». Les cultures ont une odeur fétide, fécaloïde. En plaques de gélatine les colonies n'ont rien de caractéristique; elles sont plus opaques, plus brunes que celles du bacille typhique et acquièrent de plus grandes dimensions. Au bout de six jours, elles atteignent 4 à 5 mm., alors que celles du bacille typhique ne dépassent pas 3 mm. La gélatine n'est pas liquéfiée.

Sur gélose, sérunty la culture est blanche, crémeuse; sur pomme de terre, elle est luisante, visqueuse, jaunâtre.

Le bouillon se trouble en quelques heures, puis il se forme un dépôt floconneux.

Le lait est coagulé.

La culture sur milieux colorés par la fuchsine ou le mélange de Noeggerath absorbe la couleur, comme le fait le bacille typhique.

Dans les milieux lactoses, additionnés de couleur acide : rubine, bleu de méthylène, puis décolorés par une solution alcaline de carbonate de soude, le coli-bacille fait réapparaître la couleur grâce à l'acide lactique formé aux dépens du lactose. Le bacille typhique laisse le milieu décoloré.

Sécrétiong. — Le coli-bacille se distingue surtout du bacille d'Eberth par ses réaction^ chimiques..-

Il attaque les peptones et donne très rapidement la réaction de VindoL Pour bien observer cette réaction, voici comment on procède. On cultive le bacille dans de Teau peptonée à 3 p. 100, additionnée de Off^'jS p. 100 de chlorure de sodium. Au bout de quatre à six jours, quand la culture est bien développée, on verse, dans 10 ce. de culture, 10 ce. d'une solution de nitrite de soude à 2 p. 10000, puis 5 à 6 gouttes d'acide sulfurique. Il se produit une coloration rosée ou rouge. On peut aussi employer le procédé de CrisafuUi *. On verse dans la culture quelques gouttes d'acide chlorhydrique et on y trempe un copeau de bois de sapin, bien sec; le copeau se colore en rouge-cerise.

Le coli-bacille décompose énergiquement les sucres : glucose, saccharose, maltose, mannite, glycogène; il se forme de Tacide lactique, tantôt lévogyre, tantôt dextrogyre.

L'urée est décomposée avec formation de carbonate d'ammoniaque (Halle et Dissard *).

Comme le bacille typhique, le coli-bacille réduit les nitrates avec dégagement d'azote.

On voit que le coli-bacille a des propriétés chimiques importantes qu'il doit à la sécrétion de diastases non isolées mais connues par leurs effets.

Les cultures renferment aussi une toxine ^ mais moins active que celle du bacille typhique.

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