‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 320 sur 398 · Wiener med. Woch · texte numérisé non relu

Wiener med. Woch

Mctchnikoff a constaté ces formes granuleuses en cultivant le vibrion en sac de coUodion dans le péritoine de cobayes.

Les cils sont uniques ou multiples et placés aux extrémités.

Coloration. — La plupart des couleurs usuelles peuvent servir. Le bacille ne prend pas le Gram.

Cultures. — Le vibrion pousse bien dans les milieux usuels.

Sur(jfe/afine, en plaques, les colonies apparaissent au bout de vingt-quatre heures; le deuxième jour elles ressemblent à une agglomération de perles de verre; le troisième jour la gélatine commence à se liquéfier en cupule.

Sur gélose la couche de colonies est blanchâtre; le sérum coagulé se liquéfie. Dans le bouillon il se forme un voile fragile et un dépôt floconneux. Sur la pomme de terre, qui est naturellement acide, la culture se fait mal, mais si on l'a alcaliniséc le vibrion pousse bien en colonies jaunes, puis brunes, comme celles de la morve.

Le lait n'est pas coagulé.

Sécrétions. — Le vibrion fait fermenter les sucres, mais faiblement.

Il attaque les substances albuminoïdes, surtout les peptones, en produisant la coloration rouge de Vindolj qu'on appelle rouge de choléra on choleraroth. Mais pour faire la réaction il n'est pas besoin, comme pour le coli-bacille d'ajouter les nitrites, parce que le vibrion réduit les nitrates en nitrites ;

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il suffît donc de verser dans la culture de l'acide chlorhydrique, sulfurique ou oxalique, pour voir apparaître la couleur rouge.

Toxines, — Les cultures filtrées du vibrion sont toxiques, et les auteurs ont décrit plusieurs poisons. Gamaleia * pense qu'une partie du poison diffuse dans la culture et que l'autre partie est retenue dans le corps des microbes.

Le premier poison est précipité par l'alcool et s'altère par la chaleur; le second est également précipité par l'alcool, mais n'est pas altéré par la chaleur à 120°; aussi pour l'obtenir on chauffe les cultures à cette température qui favorise l'extraction de la toxine du corps des microbes. Pétri 2, Ransom s, Winter et Lesage * ont également obtenu des toxines très actives.

La toxine provient-elle des substances albuminoïdes du bouillon? Pour le vérifier, Uschensky^ cultive le vibrion dans le liquide qui porte son nom et qui ne renferme aucune substance albuminoïde; or le vibrion sécrète sa toxine dans ce liquide.

Gamaleia, Pfeiffer^ soutiennent que le poison ne se trouve que dans le corps des microbes et n'en diffuse qu'après la mort de ceux-ci; Metchnikolï,

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