Hyg. Rund
quinze jours, tandis que l'immunité conférée par les cultures cholériques dure trois mois.
Le sérum des animaux vaccinés par les différentes méthodes que j'ai exposées a des propriétés préventives. Injecté avant ou en même temps que la culture virulente, il préserve les animaux de l'infection ou de la péritonite cholérique. Cette immunisation de la péritonite cholérique a donné lieu au phénomène de Pfeiffer étudié plus haut (p. 278). Mais si le sérum est injecté après l'apparition de ces premiers symptômes de l'infection, il est sans effet.
Il est sans effet également contre le choléra intestinal, quel que soit le moment où on l'injecte.
Cependant le sérum de Metchnikoff et celui de Ransom obtenu en vaccinant les animaux par des toxines sont plus actifs.
Metchnikoff a réussi à préserver et à guérir des lapins du choléra intestinal. Ce sérum est également le seul qui puisse préserver de l'injection de toxine.
On n'est pas encore fixé sur le point de savoir si le sérum d'un animal vacciné par un bacille cholérique est préservatif de l'infection par une autre variété de culture cholérique. Pfeiffer a étudié la question en ce qui concerne la péritonite cholérique, et la fragmentation des vibrions en granules; il a contrôlé 70 cultures de bacilles cholériques de provenance diverses et a constaté que le sérum était spécifique, qu'il n'avait de pouvoir que vis-àvis du bacille ayant servi à la vaccination.
VIBRION CHOLÉRIQUE 471
Le lait des animaux vaccinés a les mêmes propriétés que leur sérum; c'est ce qui résulte des travaux de Ketscher *, de Popoff', de Klemperer-^
Pathologie. — Comme la fièvre typhoïde le choléra se contracte par contamination du tube digestif; nous avons étudié plus haut les conditions de vie du bacille cholérique dans l'eau et sur diverses matières.
Les déjections des cholériques sont la cause contaminante de ces diverses substances ; en conséquence l'hygiène doit avoir pour premier soin la stérilisation des selles.
Pour contracter le choléra il ne suffît pas d'en absorber le germe, il faut encore que l'organisme soit en état de réceptivité. Cet état de réceptivité peut tenir à des causes multiples, au premier rang desquelles il faut peut-être placer la présence dans le tube digestif de microbes favorisants, ainsi que Metchnikoff Ta constaté.
Chez l'homme, le choléra se comporte comme le choléra intestinal chez le cobaye et le lapin. Le bacille pullule dans l'intestin, produit de l'entérite, la desquamation épithéliale, puis il franchit la barrière intestinale et se dissémine dans l'organisme. Doyen *, de Rekowski ^, Tizzoni et Cattani *, Fischer "^j