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BACILLE DE LA FIEVRE JAUNE

seuse du foie. Ces animaux meurent de septicémie et non de la fièvre jaune.

Le chien est moins sensible, il faut faire une injection intraveineuse de 10 ce. de culture d'un jour, mais les lésions sont plus caractéristiques. Le foie est en dégénérescence graisseuse ; le i*ein présente une desquamation des canalicules urinaires et de la dégénérescence graisseuse, la muqueuse gastro-intestinale est fortement hyperémiée, et parsemée d'infiltrations hémorragiques sous-muqueuî^fes.

L'ictère se montre quelquefois, c'est un ictère hémaphéique, car l'urine n^ renferme pas les matières colorantes de la bile.

Toxine. — Sanarelli injecte les cultures de vingt jours stérilisées soit par liltration, soit par l'éther. Chez le cobaye, le lapin, ces injections sont mortelles, mais ne produisent pas de lésions spécifiques. Chez le chien les injections intraveineuses à la dose de 20 à 40 ce. déterminent dans le foie, le rein, le tube digestif les mêmes lésions que le virus.

Vaccination. Sérothérapie. — L'auteur est arrivé à vacciner par des injections de toxine, les cobayes, chiens, chevaux. Il faut procéder avec une grande lenteur, n'augmenter que très peu les doses de toxine; la vaccination d'un cobaye ou d'un cheval demande six à sept mois.

Ces animaux peuvent alors supporter des doses plusieurs fois mortelles de virus; mais ils ne sont pas vaccinés contre la toxine, qui peut toujours les tuer.

496 LES BACTERIES EN PARTICUUER

Le sérum des vaccinés est préventif et curatify lorsqu'il est injecté au cobaye à la dose de 2 ce.

Pathologie. — Sanarelli a constaté que chez rhomme, comme chez les animaux, le bacille ne se disséminait dans les organes que les derniers jours de la vie; il a constaté également que les associations microbiennes jouaient un rôle très important dans la maladie ; leur présence facilite la besogne du bacille ictéroïde, de même que celui-ci favorise la leur.

La contagion se produit par le tube digestif et les voies respiratoires. Le bacille pullule, sécrète sa toxine et celle-ci produit les lésions de la fièvre jaune. Cette maladie peut au point de vue de sa pathogénie être comparée à la diphtérie et au tétanos.

Doraingos Freire *, Havelburg^, ont décrit dans la fièvre jaune des bactéries différentes de celle de Sanarelli, mais leur inoculation ne produit pas les lésions spécifiques : altérations de l'intestin, dégénérescence graisseuse du foie.

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