‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 362 sur 398 · Acad. de méd · texte numérisé non relu

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L'amidon, la dextrine, les sucres sont aussi décomposés.

Roux et Chamberland * ont démontré la présence d'une toxine dans la sérosité de l'œdème et dans les bouillons de culture.

Cette toxine est peu active, il en faut de fortes doses pour tuer les animaux.

Besson obtient une toxine mortelle à 3 ou 5 ce. en cultivant le vibrion sur de la viande hachée, arrosée d'un peu de solution de soude à 1 p. 100, dans le vide.

L'injection sous-cutanée des cultures virulentes produit chez le cobaye, le lapin, un œdème énorme, sanguinolent, avec production d'emphysème; l'animal meurt en quelques heures de septicémie. L'œdème, les organes renferment des bacilles : ceux-ci ne produisent pas de spores dans l'organisme vivant.

Besson {loc. ci7.)a démontré que les spores seules injectées aux animaux ne produisent pas la maladie, parce qu'elles sont immédiatement détruites par les phagocytes, et que si les spores sont enfermées dans un sac de papier ou un cube de gélose la maladie se déclare. Les associations microbiennes, en détournant les phagocytes, le traumatisme en nuisant à la phagocytose aboutissent au môme résultat . Le vibrion septique se comporte à ce point de vue comme le bacille tétanique.

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