‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 118 sur 125 · RAGE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

RAGE EXPÉRIMENTALE

Tout ce que l'on savait, avant Pasreun, sur ln pathogénie de la rage, c'est que le virus était probablement de nature solide, puisqu'il ne traversait pas les filtres de plâtre (P, Barr, Nocann), qu'il suivait de préférence la voie nerveuse dans l'organisme (Dusovué, de Pau) et que le lapin était l'animal de choix pour son étude (GALTIER).

En 1881, Pasreur démontra scientifiquement que le virus rabique siège surtout dans les centres nerveux, et que la meilleure manière de le transmettre sûrement est l'inoculation à la surface du cerveau par trépanation. En 1885, il ft connaitre le moyen de transformer le « virus de la rage des rues », à incubation variable, en un « virus fire », à incubalion constante de sept jours, par des passages répétés de lapin à lapin.

La rage du lapin inoculé avec du virus fixe, frais, offre une évolution remarquablement constante, à condition que l'inoculation soit pratiquée sous les méninges, dans le cerveau, où même dans la chambre antérieure de l'œil (la voie sous-cutanée est souvent infidèle). Elle est toujours paralylique d'emblée, et l'animal peut-être manié sans danger.

Le début des symptômes a lieu entre le sixiéme et le septième jour, par de la parésie du train postérieur : le lapin, soulevé de terre et brusquement relâché, ne retombe pas d'aplomb sur ses pates ; en outre, il est abattu, ne mange pas. Vers le dixième jour, il est paraplégique, étendu sur le flanc, présente de ln dyspnée, de la salivation, du müchonnement, des mouvements fibrillaires. Il meurt le douzième jour en asphyxie, et dans un Gtat pareulier de rigidité cadavérique.

Le cobaye est un animal plus économique pour le diagnostic de la rage des rues. On se contente, d'ordinaire, de l'inoculer dans les muscles de la nuque, La période d'excitation est généralement très marquée, la période paralytique très courte ; ln durée, de quinze à vingt jours.

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