‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 41 sur 125 · CRÉATION ARTIFICIELLE DE L'IMMUNITÉ · texte numérisé non relu

CRÉATION ARTIFICIELLE DE L'IMMUNITÉ

sible qu'auparavant à un autre microbe. La vaccine jennérienne et la variole sont deux virus voisins mais distincts (Caauveau) ; l'inoculation de la vaccine rend l'homme réfractaire à la variole et, réciproquement, une atteinte de variole donne l'immunité contre la vaccine. Pasreun a vu le microbe atténué du Choléra aviaire vacciner les poules contre le Charbon: Toussaint a constaté que le même microbe exempte le lapin de Ja septicémie de Davaine. Le lapin qui a reçu du Streptocoque de l'érysipèle, est devenu plus résistant au Bacillus anthracis (Exwenten). L'infection pyocyanique crée une certaine immunité du lapin vis-à-vis du même Bacillus anthracis (Boucaanv, Cnarnix, J. Courmoxr, etc.). Il faut bien avouer que celte méthode n'a pas encore donné de résullats satis- - faisants, On n'a jamais obtenu une véritable immunité vis-à-vis d'un microbe en inoculant préalablement l'animal avec une culture d'un autre microbe inoffensif.

8 2. — CRÉATION ARTIFICIELLE DE L'IMMUNITÉ, VIS-A= VIS D'UN MICROBE PATHOGÈNE, PAR INOCULATION PRÉALABLE DU MÊME MICROBE,

Certaines maladies ne récidivent pas, durant les années qui suivent une première atteinte (variole, fièvre typhoïde, ete,), HI était donc indiqué de chercher un moyen de donner à l'animal une première infection sûrement bénigne, pour créer l'immunité, Cette bénignité de l'infection primitive s'obtient de plusieurs façons.

4° Inoculation du microbe virulent. — Il existe deux méthodes destinées à empêcher le microbe virulent de produire une infection mortelle.

a. Inoculation d'un petit nombre de microbes virulents. — L'influence de la dose de virus inoculée a été découverte par Cnauveau, à propos du charbon des moutons algériens; ceux= ci, bien que réfractaires aux doses de culture charbonneuse capables de tuer les moutons français, succombaïent avec

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des doses supérieures. L'influence du nombre des microbes inoculés ne rencontra au début qu'incrédulité ; elle ést aujourd'hui passée à l'état de dogme. L'organisme ne reste pas passif devant l'infection, il se défend ; il succombera si les assaillants sont trop nombreux, mais il triomphera de ceux-ci introduits en faible quantité. Grâce à cet effort de défense, l'immunité s'établit.

CHAuvEAU a vacciné des moutons contre le Charbon bactéridien avec des cultures diluées. AnLonG, Conxevix et Tomas ont fait de mème pour le Charbon symptomatique. Peucn à inoculé sans danger le virus claveleux dilué. Roux et Cnam- BERLAND ont constaté l'importance de la dose en inoculant des wvacoins charbonneur. Cuankix à vacciné contre le Pyocyanique par la même méthode, etc., etc. Actuellement, c'est un procédé courant, pour immuniser un animal, que de lui inoculer des doses infinitésimales de culture virulente, en les augmentant progressivement jusqu'à vaccination complète. On en verra un exemple à propos de la fabrication du sérum antistréptococcique (p. 853). On se reportera aussi aux pages 314 et 316 pour compléter les notions nécessaires sur l'influence des doses du virus inoculé,

b. Inoculation par diverses portes d'entrée. — La même dosé de culture ou d'humeur virulente peut entraîner la mort, où simplement vacciner, suivant le point de l'organisme où on Vintroduit, Rocue-Lums avait, depuis longtemps, observé que la clavelisation par ingestion est moins meurtrière que la elavelisation à la lancette. Depuis quarante ans on vaccine le bœuf contre la péripneumonie par le procédé de Wireus qui consiste à introduire de la sérosité des lésions pulmonaires dans l'extrémité de la queue. La tuméfaction locale est négligeable, et la mort n'est pas à craindre comme dans les cas où l'inceulation se fait au tronc.

CHauveau à immunisé le bœuf contre la mème maladie, sans aucune localisation, en injectant dans le sang la sérosité pulmonaire. AnLoixs, Conxevix et Tomas ont fait de même pourle charbon symptomatique du bœuf. Caauveau et ARLOING ontyu que l'injection intraveineuse du V. septique conlère à

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