INOGULATION PRÉALABLE DU MÊME MICROBE
1h. Atténuation par l'électricité, — D'AnsoxvAL et CHARRIX, spécialement, ont atténué le B, pyocyanique par l'emploi des courants de haute fréquence en dehors de tout mécanismé thermique ou chimique.
ï. Atténuation par les rayons Rwntgen. — La plupart des expérimentateurs ont échoué en voulant atténuer les microbes au moyen des rayons de Ræntgen. J. Counmoxr ét Doyox ont obtenu une très légère atlénuation du B, de Lüffler, en exposant des cultures sur gélose pendant six à sept heures au foyer d'un puissant tube de Crookes. Les toxines ont également paru diminuer d'activité, Lonrer aurait retardé l'infection tuberculeuse chez des cobayes exposés longtemps aux rayons de Rœntgen.
j. Atténualion au moyen de passages par l'animal. — Des passages successifs d'un virus à travers un organisme animal exaltent en général sa virulence (p); ils peuvent au contraire l'atlénuer ou l'adapter à une espèce animale donnée. La vaccine n'est peut-être qu'une variole ayant passé par le cheval et le bœuf. Le virus rabique du mouton est peu dangereux pour le lapin (Gaurnn). Pasteur, en isolant le Pneumocoque de la salive d'un enfant, vit que ce microbe est inoffensif pour le cobaye et tue rapidement le lapin. Étant arrivé à tuer de jeunes cobayes il parvint à rendre ses cultures virulentes pour le cobaye ; elles ne Luaient plus le lapin, elles le vaccinaient. Ce fait conduisit Pasreur à ses expériences sur le rouget du porc. Lorsque le Microbe du rouget a été exalté pour le lapin par passages successifs à travers cet animal, il ne donne plus au pore qu'une maladie bénigne dont il sort vacciné. La rage s'atténue par lé passage à travers le mouton (Gaurier), le singe (Pasteur).
Il est donc bien démontré qu'en exaltant la virulence d'un microbe pour une espèce animale, on ne possède pas fatalement des cultures très virulentes pour toutes les espèces sensibles ; on peut même, au contraire, avoir atténué le microbe pour l'animal ayant donné la semence primitive. Ces faits ont été trop oubliés. C'est ainsi que j'explique les différences qui séparent la tuberculose aviaire de celle des mammifères, bien qu'elles soient le résultat d'un seul et même microbe: le
Me
Bacille de Koch. Ce dernier est peu fère lorsqu'il provient d'un oiseau et réci] acclimatement comme pour les cultures
Il n'est pas non plus démontré qu'on ait re cation des sérums thérapeutiques, d'exalter d' pour une espèce animale (Vibrion chol Stréplocoque pour le lapin, etc.), puisque curateur pour l'homme.