CHAPITRE XIV
L'analyse bactériologique de l'eau constitue un chapitre des plus importants et qui soulève de nombreux problèmes encore mal résolus !.
$S D. — GénéRALITÉS
1° Utilité de l'analyse bactériologique de l’eau. Valeur comparée de l'analyse quantitative et de l’analyse qualitative. — De tous temps, l'eau potable a exigé certaines qualités sur lesquelles le chimiste seul était chargé de renseigner l'hygiéniste. Aujourd'hui, nous savons que l'eau est fréquemment contaminée par dés microbes pathogènes, propageant les épidémies au sein des populations qui en font usage. Ce rôle de l'eau dans la diffusion des maladies infectieuses a été mis hors de doute, am moins pour deux affections épidémiques redoutables : la Jièvre éhyphoïde et le choléra. Nous considérons ici ces faits comme certains sans avoir à les démontrer. D'autres maladies (dysenterie, entérites diverses, ele.) sont aussi, très probablement, contractées à la suile de l'absorption d'une éau polluée. L'hygiéniste demande donc aujourd'hui au bactério-
Consulter, pour les renseignements complémentaires, le Manuel pratique d'analyse bactériologique des eaux de Miqueu (189), les Annuaires de l'Observatoire de Montsouris (1885), le Précis d'anadyse microbiologique des eaux, de G. Roux (1892) auquel nous avons fait de larges emprunts, et le Traité de Bactérioloyie de Mique et Cauoien (1902).
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logiste de lui indiquer par une analyse les eaux qui doivent êlre déclarées non.
Ja présence dans leur sein de germes pathogènes. lyse bactériologique de l'eau est complètement ei mœurs; sa technique doit être étudiée avec soin. Les microbes pathogènes étant une minorité par breux microbes saprophytes qui peuplent la nature, il : \ que l'analyse quantitative de l'eau doit être sans imp que seule l'analyse qualitative a son intérêt. Peu importe, que nous buvions une euu contenant des milliards de n si ces derniers sont inoffensifs ; il importe au cont coup de ne pas ingérer uné eau contenant un petit n microbes, mais très pathogènes !. La qualité doit ici f primer la quantité, Tout cela est très juste en tt impossible à réaliser en pratique. L'analyse qualitative est un but vers lequel nous devons tendre, mais qui encore bien éloigné. Pour les maladies à microbes comme le choléra, la fièvre typhoïde, nous biert quelles difficultés, presque insurmontables, en! lément des eaux; or, il existe, en outre, une foule de graves, épidémiques, dont nous connaissons mal ou doi ne connaissons pas du Lout l'agent mierobien ; l'analyse tative est ici non pas difficile, mais impossible. il es rabattre sur l'analyse quantitative et raisonner par an disant: telle eau est polluée d'un nombre considérable | | «robes, elle a donc plus de chances que telle autre, q presque privée, de contenir actuellement ou ane d germes pathogènes. Nous devons provisoirement nous conten terde ces données approximatives, sauf dans certains cas où l'an qualitative est possible et que nous trailerons à part. raison du vague inévitable des conclusions de rares
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