‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 60 sur 125 · LES MICROBES PATHOGÈNES POUR L'HOMME · texte numérisé non relu

LES MICROBES PATHOGÈNES POUR L'HOMME

DIAGNOSTIC, PRONOSTIC, THÉRAPEUTIQUE BACTÉ RIOLOGIQUES

Cette deuxième Partie comprend l'étude des principaux Microbes pathogènes pour l'homme. Le cadre de cet ouvrage nous oblige à éliminer tous les microbes saprophytes et tous ceux qui ne sont pathogènes que pour les animaux. Nous le regreltons vivement, surtout pour ces derniers, On à tont avanlage à fondre autant que possible ln médecine humaine et la médecine vétérinaire ; en outre, beaucoup de microbes vétérinaires offrent un intérèt de lout premier ordre;-par exemple : celui qui a élé décrit par Nocannet Roux dans la péripneumonie dut bœuf (voy. p. 12 et 221); par exemple: les pasteurelloses {voy. p. 11), etc.

Nous examinerons rapidement les principaux caractères des microbes pathogènes pour l'homme, afin d'insister davantage sur les points qui concernent la pratique médicale jourmu lière : diagnostic, pronostic, thérapeutique bactériologiques.

La Bactériologie a pour but supréme de mettre à la disposie tion du médecin des méthodes nouvelles pour reconnaitre et lraiter les maladies infectieuses,

Résultant de la connaissance même des causes pathogènes; ces méthodes auront, sur les procédés cliniques, c'est-à-dire d'observation pure, d'incomparables avantages ; elles seront d'une rigueur presque absolue. A peine âgée d'un quart de siècle, la Bactériologie nous enseigne déjà à faire le diagnostie ebparfois mine le pronostic de la plupart des infections,

PS

A6 LES MICHOLES PATHOGÈXES POUR LMI

4° Diagnostic, — Plusieurs mélhodes de déagnostie disposition du bactériologiste :

4° La plus simple consiste à constater la présence Lol microbe déterminé dans les produits pathologiques. Exemples la recherche du bacille de la tuberculose dans les crachats, le. pus, les fongosités, etc. Elle n'est applicable qu'à des cas spéciaux, Il faut que le microbe puisse être suffisamment caractérisé dans une simple préparation microscopique. -

% On cherche à cultiver le microbe, lorsqu'il était trop peu abondant pour être vu directement, ou mélangé à d'autres bactéries, ou trop peu caractéristique pour être reconnu avee certitude autrement qu'en cultures. Exemple : la culture sur Sérum des fausses membranes supposées diphtériques.

3 On inoeule à un animal récepteur les produits pathologiques contenant des microbes en trop petit nombre où difficiles à voir ou à cultiver, Exemple : on inocule au cobaye les produits supposés tubereuleux, morveur, cle. L'organisme animal sert de réactif.

Les méthodes précédentes sont parfois infidèles, lorsqu'elles donnent des résultats négatifs ; des microbes peuvent échapper | À l'observation, à la culture et même à l'inoculation. Les sui- | vantes s'adressent non plus à la recherche du microbe, mais | bien à celle d'une réaction de la maladie elle-même ; elles sant plus sûres el peuvent en outre faire des diagnostics rétraspéc= Ms, c'est-à-dire après la disparition du microbe causal ; elles Wexigent pas ln possession de produits pathologiques directs. 4 On injecte au malade des substances solubles fabriquées le microbe de l'infection supposée, et on observe les effets Losgenimne réagit s'il est réellement envahi par ce

temple : le tuberculeur réagit à l'injection de tuber= 2 à l'injection de malléine.

les humeurs du malade sur le micrabe de l'ingelui-ei présente des modifications spéciales E exact. Exemple : le sérum des typhiques liquides de Bacille d'Eberth, L ho quelconque de ces méthodes, suivant

rte DÉCO PET L eux. L'inflammation, la st

Là li méthode de Pr que Go la recherche de chaque microbe

présence d'une maladie indétermir en œuvre toutes les méthodes b

l'aide des procédés *onnus de € sur différents milieux, à l'air et dans le erses. On inoculera à plusieurs es] Les voies. On se reportera an re xt des produits pathologiques et les cause

jours à l'esprit les préceptes :

eultivé doit être puisé dans une 1

ARS lee

»nutritif (l'ensemencemeut d'une goutte dé sang du hé

doit être proscrit comme manquant d'asepsie, pas une quanlilé suffisante de sung), car les | général très rares dans le sang; 2 on doit multiplie mencements du sang et lés faire à une période aussi e

que possible du début d'une malutie aiguë, car certains [

ne font que passer dans le torrent circulatoire ; 3° les Me,

cements de sérosités (liquides de pleurésies, d'ascile)

lement être faits abondamment, ou avec des liquides

par centrifagation, Quand aux inoculations, a |

rechercher la tuberculose, elles ne doivent jamais être failes :

moins de 25 à 50 centimètres eubes par aniral {on peut réduire

à froid ou centrifuger), sous peine d'être presque fatalement

négatives.

2° Pronostic. — Le pronostic global dépend de trop de fac teurs pour pouvoir êtré exigé du bactériologiste. Cependanteertaines associations microbiennes, la virulence du microbé examiné la courbe aglutinante du sérum du malade donneront quelquefois des indications précieuses.

3 Traitement. — Dès son aurore, la Bactériologie, non contente de découvrir les agents pathogènes, a porté ses éfTorts, vers la recherche du traitement des maladies virulentes,

Nous avons parlé de la vaccination, de l'immunisalion ar ficielle au chapitre xm; nous avons vu que les méthodes préven-

«lives n'avaient pus ncquis droit de cité dans la médeciné lümuine, en raison des dangers immédiats ou éloignés qu'elles eurent faire courir el aussi du peu de durée de leurs effets vaccine jennérienne élit découverte avant l'a [ Ï ologie. Le traitement antirabique, qui me | ou préventive, est presque le seul nt conquête de la bactériologie dans le mer | ide des tnoculations vaccinales. Les injections j Ja dipthérie, lé Létanos, repose qui est précisément celui de la

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