‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 72 sur 125 · BACILLES DITS PSEUDO-TCDANCULEUX · texte numérisé non relu

BACILLES DITS PSEUDO-TCDANCULEUX

coccobacillaire. Elle se présente fréquemment chez les cobayes, sous forme épidémique. Il n'est pas rare de voir, dans les chenils, tout un lot de cobayes être emporté par la tuberculose coccobacilluire.

La maladie naturelle ne diffère pas essentiellement comme aspect de la tuberculose de Kach. On doit cependant la soupconner toutes les fois qu'on constate une épidémie de tuberculose sur des lapins ou des cobayes, la tuberculose de Koch spontanée n'exislant pour ainsi dire pas chez ces animaux.

Les cultures s'obliennent très facilement en ensemençant des tuberoules ou du sang de l'animal. Le Coccobacille pousse rapidement sur tous les milicux, bien différent en-cela du B. de Koch}; la gélatine n'est pas liquéfiée, I forme presque loujours des chainettes d'éléments courts (1 à 2 y) qui ont êté nommés : zooglées, strepto-bacilles; ces chaïînettes forment parfois de vérilables pelotons, Il se coloré bien par toutes les couleurs d'aniline, par les-bleus surtout ; il se décolore par le Züeht ou l'Ehrlich, 11 est mobile lorsqu'il est isolé. 11 devient ovoïde en vieillissant,

L'inoculation aw cobaye et au lapin tue rapidement, parfois en quatre ou cing jours. A l'aulopsie, on trouve un abcès caséeux local et de la tuberculose généralisée des organes, surtout du foie et de lu rate. Cette rapidité d'évolution du tubereule (4 jours) est un caractère différentiel de premier ordre. Une inoculation, qui produit de la tuberculose du cobaye en quatre où cinq jours, doit ses résultats à un des bacilles dits « pseudo tuberculeus » et nonau B. de Koch. Il suflitde cultiver ke sang pour avoir des cultures pures, Enfin, le plus souvent, les ganglions ne sont pas pris, où lout au moins ne le sont pas unilatérale= ment comme dans la tuberculose de Koch, (voy. page #61).

La souris peut succomber à l'inoculation.

B} 1. Counmosr! a décrit, en 1890 , une tuberculose bacillairé du bœuf. 1 s'agissait d'un bœuf atteint de pommelitre, en apps rence classique. Ces lésions ne contenaient pas de B. de Koch,

M J. Cocumosr, Sur une nouvelle tuberculose bacillaire d'origine bovine. Études sur La Lubercntose 1890.

cts WACILLES DITS PSEUDO-TUBERCULEUX

mas un bacille nouveau tout à fait spécial. Ce Hacille (fig. 262) végèle bien dans tous les milieux, il pousse encore à + #69, &l est aérobie, il se colore facilement avec toutes solutions de

Fig. 262 B. tuberculeux de J. Courmont Culture eu bouillon à + 44%.

couleurs basiques ; il ne prend pas lÆhrlich ni le Zichl; les cultures se développent en quelques heures.

Une des particularités de ce bacille est que ses cultures, loujours pathogènes pour les animaux de laboratoire, ne font des tubercules qu'à un moment douné de leur évolution. À un certain âge la culture tuberculise le bœuf et le lapin, à un autre le cobaye et le rat blanc, En somme, la propriété tubereus ligène est passagère el indépendante de Ja virulence

L'inoculation au cobaye d'une culture de vingt jours produit une tuberculose généralisée très pide (4 à 6 jours) même pülmonaire à cellules géantes (fig. 263). Les ganglions restent

se

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indemnes. Chez le lapin, la marche n'est pas beaucoup plus rapide que celle de la tuberculose de Koch, mais la localisation est surtout hépatique. Le B. se trouve en abondance dans le sang, ce qui est important au point de vue hygiénique, pour une tuberculose bovine.

C'estavec ce bacille que J. Courmoxr à découvert les produits solubles favorisants (VOy. page 339).

On peut rapprocher de la tubereutose de J. Courmont los ons de Lenov, Panern (vaches), de Mus- «y el Meuxix (lièvre:

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