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TROMPES A EAU

verre, comme les boîtes de Pétri, seront enveloppés dans du papier à filtrer, et ainsi conservés après la stérilisation. Les plaques de Koch sont placées dans une boite spéciale en cuivre (fig. 26).-

Des supports en bois, analogues à ceux qu'on emploie en chimie, recevront les tubes à essai chargés de leur milieu nutritif ensemencé ou non. Les paniers métalliques (ûg. 27] sont très commodes pour maintenir verticaux un grand nombre de tubes. Enfin, les petits flacons, quelquefois employés, pourront être reçus dans de petites cupules creusées dans une planche épaisse (fig. 28) .

Nous avons fait construire une grande table, surmontée d'une planchette percée de trous, pour conserver nos collections.

70 Trompes à eau. — Des trompes à eau sont indispensables pour faire de Taspiration. Un modèle de trompe toute en verre est représenté figure 29.

Les trompes fixes métalliques sont préférables. Si la pression est insuffisante dans le laboratoire où on installe la trompe, on peut augmenter beaucoup la puissance aspirante en soudant à la partie inférieure de la trompe un tube en plomb, de 2 centimètres de diamètre environ, qu'on fait descendre aussi bas que possible dans les sous-sols, où il conduit l'eau sortant de la trompe.

Nous parlerons plus loin de l'installation nécessaire pour faire le vide, pour le remplacer par différents gaz (ch. vi) pour faire du refoulement (ch. 11, p. 51).

Trompe à eau en

verre.

8° Seringues. — Les seringues jouent un grand rôle en expérimentation bactériologique. Elles servent à puiser les humeurs suspectes de l'homme ou de l'animal, à inoculer cultures ou toxines à l'animal, à injecter les sérums ou autres

APPAREILS DE VERRERIE

liquides thérapeutiques. Elles doivent être complètement stérilisables, car toutes ces opérations exigent V asepsie la plus rigoureuse. Nous ne parlerons donc pas des seringues anciennes à piston en cuir ; elles doivent être absolument proscrites, ne pouvant être stérilisées par la chaleur *. a. Seringue de Koch. — La seringue de Koch (fig. 30), la première seringue stérilisable, est un cylindre de verre (A) muni d'une aiguille trocart. Une poire en caoutchouc (B), adaptée à l'autre bout, après stérilisation, sert à pousser le liquide. Un robinet en ébonite (G) sert à relier le cylindre en verre à la poire en caoutchouc. Cette seringue est défectueuse. La poire en caoutchouc s'altère rapidement; l'aspiration est faible; l'asepsie est imparfaite.

b. Seringue de Slraus-Colin. — La seringue Straus-Colin (fig. 31) est une seringue dePravaz dont le piston est stérilisable. Il se compose d'un disque de moelle de sureau (a) serré entre deux boutons métalliques (6 et b') ; le disque bien souple est tassé transversalement à l'axe avec les doigts, avant d'être introduit dans le cylindre en verre. Une broche de section carrée traverse ce disque suivant son axe et se termine par le bouton (6) ; son autre extrémité traverse la tige creuse du piston, en ressort et offre un pas de vis qui reçoit un bouton écrou (d). Le bouton {b') fait corps avec la tige creuse du piston. En vissant l'écrou (d)

Fig. 30.

Seringue de Koch.

* il y aurait, d'après IIofmeister, un moyen de stériliser par la chaleur la seringue de Pravaz. Il suffirait pour cela de plonger le piston en cuir, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, dans une solution de formol de 2 à 4 p. dOO, après lavage à léther pour le débarrasser de la graisse. Le cuir du piston pourrait alors résister à l'ébuUition. Il ne faut pas que la seringue contienne de ciment. Nous n'avons pas essaya ce procédé.

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