‹ Précis de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 140 sur 218 · Procédé économique · texte numérisé non relu

Procédé économique

On prépare économiquement le chlorate dépotasse en saturant de chlore, à chaud, une bouillie d'hydrate de chaux contenant pour 1500 d'eau, 300 de chaux et 154 de chlorure de potassium, jusqu'à ce qu'il y ait excès de chlore : l'opération se (ait dans on cylindre de plomb chauffé par une double enveloppe extérieure, j dans laquelle circule de la vapeur, ou par le barbotage de la va- I peur d'eau introduite directement dans le mélange. Ce cylindre est clos et muni à l'intérieur d'un agitateur en fer recouvert de plomb ; il porte un ajutage à rebords formant trou d'homme, et deux larges tubes plongeurs dans lesquels on peut introduire des liquides; enfin, un robinet à indicateur de niveau et une bonde de vidange.

La température, élevée d'abord à 60°, atteint bientôt 95% et donne lieu à une formation de chlorate de potasse et de chlorure de calcium. On voit qu'au lieu de produire, comme dans la fabrication directe, 5 équivalents de chlorure de potassium , on forme 5 équivalents de chlorure de calcium pour 1 équivalent de chlorate de potasse, on réalise toute l'économie de la substitution de la chaux aux | de la potasse, 154 de chlorure de potassium donnent plus de 200 de chlorate, tandis que 115 de potasse

(*) Afin d'éviter que les cristaux de chlorate de potasse n'obstruent le tube qui amène le chlore, on adapte un tube large pour la partie plongeant dans le liquide et Ton dispose une tige en Terre plein dont le bout recourbé s'introduit dans ce tube, tandis que l'autre bout de la tige sort au travers do bouchon. Un peu de suif facilite le mouvement de la tige, et il suffit de la remuer un peu de temps à autre pour entretenir le passage libre.

(KO, HO), coûtant le double, n'en fourniraient que 30 par le procédé direct. (On pourrait substituer au chlorure de potassium son équivalent de sulfate de potasse si le premier, obtenu directement des mines de Stassfurt, comme nous l'avons vu plus haut, n'était à meilleur marché.) On tire alors le mélange, que Von fait filtrer et évaporer dans une bassine en fonte intérieurement doublée de plomb, presque jusqu'à siccité, en chauffant par la vapeur. On redissout à chaud dans 700 à 800 d'eau, on met refroidir : le chlorure de calcium reste dans la liqueur et le chlorate de potasse cristallisé seul ; on le fait égoutter, puis on l'épure comme nous l'avons dit ci-dessus.

Les eaux mères incristal lisabl es sont formées, à quelques centièmes près, de chlorure de calcium qui peut servir aux mélanges réfrigérants des glaciers, à la fabrication de la glace, à l'arrosage des fumiers pour les terres sèches, etc.

4* Essais.

Le chlorate de potasse, lorsqu'il est pur, ne décrépite pas au feu ; sa solution étendue n'est précipitée ni par l'azotate d'argent, ni par l'azotate de baryte ; enfin il donne, par sa décomposition au feu (dans un^tube enveloppé de laiton) , la proportion d'oxygène ci-dessus indiquée : c'est-à-dire 39 pour 100 en poids, ou en volume 1 litre supposé à 0° et 0,76 de pression, pour 3|r,728.

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