‹ Précis de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 209 sur 218 · Préparation des peintures aa alaae de slae · texte numérisé non relu

Préparation des peintures aa alaae de slae

On sait que la préparation usuelle des peintures à l'huile exige remploi d'huiles siccatives, qu'on se sert de l'huile de pavots dite ày œillette pour les peintures très-blanches, et de l'huile de lin pour les teintes plus ou moins foncées; on est obligé de lithargirer ces huiles, de façon que la peinture soit sèche en 3 jours; il faut donc y faire dissoudre plus d'oxyde de plomb en hiver, parce que la dessiccation est moins facile en cette saison.

On comprend que l'usage des huiles lithargirées pouvait laisser subsister dans les peintures une partie des effets insalubres dus à la présence de l'oxyde de plomb, et, en outre, l'inconvénient de se colorer en noir sous l'influence des émanations (gmslight), vapeurs des fosses d'aisances contenant de l'hydrogène sulfuré ; Û fallait donc, pour résoudre le problème, rendre les huiles siccatives, sans y faire entrer d'oxyde de plomb.

Courtois et Guyton de Morveau n'avaient pas songé à cette difficulté; M. Leclaire l'a nettement abordée : il est parvenu à 1a résoudre, non-seulement en ce qui touche les huiles nécessaires pour délayer le blanc de zinc, mais encore dans la confection de couleurs où l'oxyde de plomb joue un rôle important : on peut actuellement y substituer d'autres composés métalliques; en complétant ainsi les moyens de fabrication et de l'emploi, il a, le premier, réalisé l'application industrielle du blanc de zinc.

M. Leclaire rend siccatives les huiles en les faisant bouillir pendant 8 heures avec 5 pour 100 de leur poids de bioxyde de manganèse en poudre fine : ces proportions varient, un peu plus fortes dans la saison d'hiver et plus faibles en été; comparativement avec l'emploi de la litharge, on réalise, en moyenne, une économie d'environ 5 pour 100 (*).

La couleur jaune orangé s'obtient en broyant avec les huiles le sulfure d'antimoine ; le jaune citrin se prépare avec le chromate de zinc; la couleur verte à l'aide du chromate de zinc mi

(*) M. Chevreul a constaté, après de longues expériences, que les huDei exposées sur une grande surface au soleil deviennent siccatives en te décolérant ; que l'huile tenue pendant 8 heures en contact avec 5 pour 100 de manganèse • + 70° est rendue très-siccative ; qu'une èbullitwn durant 3 heures de l'huile en contact avec 0,15 de litharge acquiert la propriété siccative ao maximum ; que le carbonate de zinc peut servir de siccatif au blanc de rine; qu'un mélange d'huile siccative en double proportion avec l'huile non siccative communique à celle-ci sa propriété et peut déterminer une ahtorpboa

à quelques centièmes d'oxyde de cobalt (vert de Rithmann), les oxydes de fer, de manganèse, le bleu de cobalt, F outremer, le noir de fumée et différentes couleurs dont le plomb ne fait point partie, s'emploient soit à l'huile, soit à l'eau avec l'oxyde de zinc.

Page 1