AIR
de la bouille.
Le mélange brûle sans détonation.
Id.
Id.
Il s'enflamme avec détonation légère.
Id. détonation plus forte.
Id. id.
Id. détonation décroissante.
Ne s'enflamme plus, la flamme de la bougie s'élargit.
Ne s'enflamme pas, l'élargissement s'amoindrit de plus en plus
On voit que le mélange le plus détonant consisterait en 1 volume de gaz et 8 d'air, mais le calcul indique 10 d'air, représentant 2 d'oxygène, quantité capable de transformer 1 volume d'hydrogène protocarboné en eau et acide carbonique.
Davy a constaté, en outre, que l'on peut, sans produire d'inflammation, introduire dans ces mélanges soit un charbon rouge,
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H4 HYDROGÈNES CARBONÉS
soit un morceau de fer rougi au feu. Le gaz des houillères est donc moins inflammable que les gaz oxyde de carbone, hydrogène bicarboné, hydrogène pur et acide sulfhydrique, qui prennent feu dans l'air au contact du fer ou du charbon chauffés au rouge (moyen employé dans les usines pour enflammer le gaz autour des obturateurs des cornues).
L'inflammation du gaz n'ayant pas lieu sans une température élevée, Davy pensa qu'on pourrait l'empêcher par le refroidissement : en effet, le mélange gazeux ne peut être allumé dans des tubes en métal de 4 millimètres de diamètre et de 68 millimètres de long; des plaques très-minces de métal, percées, offrant des trous d'un tiers de millimètre, arrêtent même la flamme. L'emploi d'une toile ou gaze métallique étant indiquée dès lors, la découverte des lampes de sûreté était faite.
Ainsi, dans une lanterne dont toutes les issues sont closes par une toile métallique très-serrée, le mélange détonant qui arrive dans la lanterne prend feu, mais la flamme ne peut se communiquer au dehors : elle s'éteint en passant entre les fils rapprochés qui, lui enlevant de la chaleur, abaissent sa température.
Une simple lampe à huile, dont la flamme est enveloppée par un tube en toile métallique, remplissait les principales conditions et fut longtemps en usage. On emploie maintenant des lampes qui éclairent mieux et présentent plus de garanties et de facilité dans leur manœuvre : leur flamme est au milieu d'un globe de verre épais; l'air n'y arrive et les produits de la combustion n'en sortent qu'en traversant une double épaisseur de fine toile métallique.
Si le platine en fil a été primitivement chauffé, sa température se maintient, s'accroît même, et suffit pour déterminer la détonation du mélange des gaz en proportions convenables. On voit donc que les toiles métalliques ne doivent pas être faites avec un métal quelconque : Davy a reconnu que le laiton et le fer sont les plus convenables; le platine, l'or et l'argent ne sauraient être employés sans inconvénients.
Lorsque le gaz hydrogène carboné forme le tiers du volume de l'air atmosphérique, la lampe s'éteint aussitôt, mais elle offre encore aux mineurs une nouvelle ressource, pourvu que l'on ait eu soin de placer au-dessus et autour de la mèche plusieurs fils de platine de 0ram,3, contournés en hélice» Ces fils acquièrent et conservent une température élevée tant que la lampe brûle et consume du gaz hydrogène répandu dans l'air de la mine ; mais ce