Lessivage dans un appareil rotatif
On a rendu le lessivage plus rapide en plaçant* les 'chiffons dans des vases sphériques ou des cylindres rotatifs en tôle qui, tournant autour d*un axe, assurent à la fois le contact entre les chiffons et le liquide alcalin, et le frottement de ces débris de tissus les uns sur les autres, frottement très- favorable aux réactions chimiques qu*exercent sur les tissus à blanchir les agents chimiques de ce blanchiment.
Le lessiveur sphérique de Bryan Donkin et G*^, de Londres, analogue au cylindre de Planche et Rieder, introduit par M. Gallon dans plusieurs papeteries (*), se compose d*une chaudière sphérique en tôle forte, ayant 2'°,44 de diamètre, montée sur un bâti solide en fonte qui repose sur des dés massifs en pierre de taille ; ce vase tourne (avec une vitesse de 2 tours en 4 ou ô minutes) sur les deux bouts d'un arbre creux, à l'aide de boîtes d'étoupes; on met l'intérieur de la sphère en communication avec des tuyaux fixes laissant tourner Taxe et amenant vers un des bouts l'eau d^un réservoir supérieur ou évacuant les lessives au niveau du sol, tandis qu'à l'autre bout de l'axe les tuyaux à volonté, par des robinets de 2 embranchements, amènent la vapeur d'un générateur au-dessous, ou la lessive d'un réservoir supérieur vers lequel on peut aussi la remonter pour la faire servir une deuxième fois. Les tubes des deux bouts d'arbre arrivent
(*) Je dois à Textréme obligeance de M. Gallon, ingénieur, professeur à rÉcole centrale des arts et manuÊiclures, et à M. G. Planche, directeur des papeteries de Sorel, les renseignements sur ce nouTcau mode de lessivage^ ainsi que sur les perfectionnements quHls y ont apportés ; je leur exprime ici ma gratitude pour ces libérales et importantes communications.