DISTRIBUTEURS DE PÂTE
Les mouvements alternatifs des deux clefs s'exécutent facilement au moyen de la roue dentée B (fig. 298) qui tourne toujours dans le même sens et attaque à chaque tour : 1® la roue dentée A qui ouvre et ferme la première clef; 2® la roue G qui ouvre et ferme la deuxième clef; et suivant qu'on veut augmenter ou di-
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Fig. 298
minuer les doses, on accélère ou Ton ralentit le mouvement par les trois poulies i, c, d (fig. 297).
La pâte est versée, agitée, tamisée et épurée dans les caisses a, a' (*) (pi. XL, fig. 2); elle arrive sur une toile métallique sans fin aV', très-serrée, montée sur un bâti mobile, qui lui imprime un mouvement de va-et-vient latéral et un mouvement continu de translation longitudinale en circulant sans cesse sur une rangée horizontale de rouleaux. Le mouvement de va-et-vient a pour but d'opérer un feutrage (**) et de faciliter l'égouttage :
(*) Le tamisage et Tépuration se font successivement \^ dans les paniers rectangulaires en bronze offrant par de très-nombreuses fentes allongées des passages faciles aux fibrilles, tandis que les corps un peu plus gros sont retenus ; 2^ dans une caisse plate interposée entre a et a\ ayant toute la largeur de la feuille et une longueur de li°,50 ; au fond de cette caisse sont posées des lames en bronze inclinées â 45® et représentant la disposition d^une persienne couchée. La pâte fluide en passant au-dessus de ces lames laisse déposer tous les grains de sable et autres corps lourds qui restent au fond entre ces lamesy puisque là le mouvement du liquide est presque annulé.
(**) Ce feutrage est rendu plus facile par Temploi dans la pâte d'une certaine quantité de coton, dont les filaments souples donnent du liant au papier. On peut employer de 10 à 12 pour 100 de coton sans nuire à la solidité du papier.
MACHINE A PAPIER. ôdl
Teau tamisée au travers de la toile métallique tombe dans uo réservoir c, d'où une danaîde (fig. 3 et 4) la puise sans cesse pour la reporter dans la première case de la caisse aa\ afin d'enu-etenir dans cette caisse alimentaire les proportions convenables qui varient entre 120, 150, 200 et 220 d'eau pour 1 de pâte supposée sèche, suivant que le papier est très-épais ou très-mince ; dans le premier cas, la toile métallique portant la feuille chemine avec une vitesse de 13 mèti'cs par minute, et dans le dernier avec une vitesse de 6 mètres |.
La feuille est bien feutrée, égouttée partiellement, lorsqu'elle passe sur une petite caisse dd garnie de rouleaux qui soutiennent la toile métallique et dans laquelle est opérée une aspiration continue par une pompe à trois cloches e, e, e (fig. 5) (ou mieux encore au moyen de l'aspirateur hydraulique continu de M. Légat) : cette aspiration a pour but d'enlever une grande partie de l'eau restant dans la feuille. Le papier, dans cet état encore trèshumide, a peu de consistance; il passe, se comprime et se consolide entre deux cylindres e\ e garnis de feutre et maintenus humides par un courant d'eau f qui le nettoie, et dont l'excès est exprimé par la pression d'une lame en bois /", g, La feuille conduite par des feutres (et indiquée par une ligne ponctuée) est ensuite soumise à deux pressions sèches entre des cylindres en fonte A, A, K , A', d'où elle passe sur des cylindres sécheurs /, /, /, chauffés intérieurement par un jet de vapeur (*). Dans quelques machines nouvelles, la feuille de papier passe en outre entre trois paires successives de cylindres en fonte bien tournés et polis, pour y être lissée ; dans tous les cas, la feuille de papier, soit au sortir des cylindres sécheurs, soit après avoir éprouvé l'action des cylindres lisseurs, s'enroule sur un dévidoir yy. Lorsque ce dévidoir est suffisamment chargé de papier, on le fait basculer sur l'axe k des leviers / qui, à chacune de leurs extrémités, supportent un dévidoir semblable. Dès que le dévidoir vide yy* a pris la place du dévidoir plein, on casse la feuille et on la fait enrouler sur le deuxième dévidoir, tandis que le premier chargé est débarrassé à la fois de tout le papier enroulé que l'on coupe dans toute la .largeur de ce dévidoir; on enlève alors la nappe formée de toutes
(*} Les figures 6 et 8 indiquent comment un tube passant dans une boite d*étoupes graissées introduit la Tapeur dans les cylindres par l'axe, lorsqu'on ouvre le robinet h {^^ 7). La figure 8 montre la vis ed qui soulève l'axe des cylindres pour régler leur hauteur.
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