‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 275 sur 412 · II - k'k · texte numérisé non relu

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RÉVIVIFICATION DU NOIR.

■M d« registre p : V jusqu'à la moitié ou mieux aux | de la hauleur des tubes avec du noir déjà calciné, 2^ avec du noir en

grains, préalablement lavé et desséché comme nous Tavons dit plus haut, et Ton fenne ce registre />; la cuvette supérieure C restant constamment ensuite chargée de noir en grains dont la dessiccation s*achéve , pour les changements successifs.

Au bout d'une demi-heure, pendant laquelle la calcination s'est terminée, 4 caisses en tôle servant d'étouffoirs étant placées sous les 20 orifices inférieurs des 20 tubes, on ouvre tous ces orifices en abaissant le levier / de chaque côté du four (pour plus de facilité de main-d'œuvre, on peut faire alternativement ce service pour 10 tubes); alors on ferme les 10 ouvertures inférieures en relevant le levier L' du registre commun, puis ouvrant le registre au-dessus p^ l'intervalle entre les deux registres se trouve de nouveau rempli de noir en grains, calciné dans la partie supérieure. Au bout de 30', on renouvelle le même service, de telle sorte que continuellement le noir chauffé sur le plateau C chargé toutes les demi-heures dans les 20 tubes, et chauffé au rouge à partir du carneau L jusqu'en haut, se refroidit sensiblement en séjournant dans la partie inférieure des tubes; qu'enfin de 30 en 30 minutes on fait tomber dans les étouffoirs le noir calciné et partiellement refroidi, contenu dans l'intervalle entre les deux registres q^ p- La section interne de ces tubes étant de 24 centimètres sur 8, l'intervalle entre les deux registres de 39 centimètres représente une capacité de 7488 centimètres cubes et une contenance moyenne de 4 kilogr. 175 gr. de n^^ir révivifié ; les 20 tubes donnent donc par demi-heure 83 kilogr. 500 gr., et en 24 heures, 4000 kilogr. Deux foui*s semblables, dont un est de temps à autre en réparation, suffisent

Fig. 807.

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pour une fabrique de sucre indigène traitant par jour 200000 à 250000 kUogr. de betteraves. 13 fours pareils, installés dans la grande raffinerie de M. Constant Say, fournissent en 24 heures 52 000 kilogr. de noir révivifié pour raffiner 130 000 kilogr. de sucre par jour.

On épure le noir ainsi révivifié (surtout s'il doit servir au raffinage) par une injection de vapeur surchauffée; à cet eiTet on charge par un trou d'homme dans un vase cylindrique en tôle (de 2 mètres de diamètre et 2 mètres de haut] terminé pav 2 fonds bombés, muni d'un faux fonds criblé de trous, 5200 kilogr. de noir en grains, sortant des étoufToîrs ; un ajutage sur le fond supérieur permet d'introduire la vapeur à 152^ d'un générateur, chauffé sous la pression de 5 atmosphères, on entr'ouvre le robinet adapté sous le faux fond , de façon à laisser sortir l'eau à mesure que la vapeur se condense, et tout en maintenant la pression ; dès que l'eau cesse de couler par le robinet au bas du vase et qu'il ne sort plus que de la vapeur sèche^ on ferme l'arrivée de la vapeur; aussitôt que la presûon interne ne dépasse plus celle de l'atmosphère, on peut tirer par un deuxième trou d'homme au niveau du faux fond tout le noir épuré, prêt' à servtt au chargement des filtres.

Deux vases épurateurs de cette dimension, fournissant chacun en 24 heures cinq charges ou 26 000 kilogr. de noir, ou ensemble 52 000 kilogr. de noir en grains épuré, suffisent pour le raffinage journalier de 130 000 kilogr. de sucre brut.

Un four coulant, contenant 53 tubes verticaux de 16 centimètres de diamètre intérieur, doublés dans leur moitié supérieure d'argile réfraetaire, chauffés par la flamme d'un four réverbère (dont la grille a 1",20* sur 80*), système F Gits et P. du Rieux, carbonise en 24 heures 2000 kilogr. d'os, plus 120 hectolitres de noir révivifié, en tout = 8000 kilogr. de noir en grains. 3 fours semblables fournissent le noir nécessaire pour une sucrerie traitant 250 000 kilogr. de betteraves.

MM. Thomas et Laurent ont construit un appareil à révivifier le noir en grains par la vapeur surchauffée à la température de 300% à l'aide d'un serpentin en fonte disposé dans un four conune pour la distillation des corps gras [uojr. le chapitre suivant) .

La vapeur est dirigée dans un vase elliptique en tôle où elle traverse la masse de noir préalablement lavé et séché. La révivification est complète lorsque la vapeur sort de ce vase à la température de 250^

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Cette Tapeur, en effet, au sortir du serpentioi est introduite par un tube terminé en pomme d'arrosoir, au haut du vase elliptique rempli préalablement aux 0,8 de sa capacité avec le noir en grains qu'Û s'agit de révivifier.

La vapeur traverse de haut en bas toute la masse du noir; elle sort par des tubes criblés de petits trous et accolés à la paroi, pour se réunir dans un espace annulaire à la partie externe, inférieure du vase, d'où elle s'échappe par un tube qui la con^ duit au dehors de l'usine.

Les premières quantités de la vapeur introduite, en se condensant, lavent le noir, entraînant avec les matières solubles d'autres substances étrangères pulvérulentes, et produisant ainsi une épuration favorable à la qualité décolorante.

Bientôt la température s'élevant au-dessus de 100^ ne laisse plus rien condenser ; on continue de faire passer la vapeur au travers de la masse jusqu'au moment où le tube par lequel sort cette vapeur s'échauffe au point qu'à son contact une allumette simplement enduite de soufre à son extrémité s'enflamme, c'està-dire qu'alors la température même au bas du vase elliptique ieitteint ou dépasse 250*. On peut dans ce moment ouvrir un large robinet ou une vanne de fond qui laisse écouler tout le noir révivifié dans une caisse en tôle, et l'on recommence une opération semblable.

La VB^UT perdue échappée du vase pendant toute l'opération peut être dirigée dans un vase clos intermédiaire qui la purge d'eau et de poussière, puis envoyée dans les tubes de chauffage des greniers y études ou purgeries, et ainsi utilisée.

Le vase elliptique ayant l'°,25 de diamètre reçoit par un trou d'homme, à son sommet, 11 00^ de noir ; la calcination dure 7 à 8 heures et produit en 3 fois pendant 24 heures au moins 3000^ de noir révivifié pour lesquels on a dépensé en combustible 280 à 300^ de houille valant 6 fr. ; il en coûte autant de main-d'œuvre, plus 3 fr. d'intérêts et réparations, ce qui représente ô fr. par 1000^, ou 50 c. par 100^ de noir révivifié, ou en totalité 15 fr.

applications du noir animal. -— Le charbon d'os en grains, et en poudre neuf et révivifié, s'emploie pour la plus grande partie dans la fabrication et le raffinage du sucre, suivant les procédés que nous avons indiqués en traitant de ces industries* On se sert fréquemment du noir animal dans les fabriques de produits chimiques et les laboratoires, pour décolorer et épurer diverses solutions de substances organiques.

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