MÉTHODE WILL ET WARENTRAP
à mélanger, car les matières riches en azote ont généralement aujourd'hui une yaleur commerciale proportionnée à cette richesse.
Deuxième méthode tT analyse. — Cette méthode, indiquée d'abord par MM, WîU et Warentrap, a été simplifiée par M. Péligot. Elle est fondée sur ce fait, que les substances azotées (à Texception des azotates ou composés d'acide azotique ou hypoazoïique) laissent dégager sous la forme d'ammoniaque l'azote qu'elles contiennent en combinaison, lorsqu'on les chaujBe en contact avec les bases alcalines hydratées.
L'ammoniaque dégagée dans ces circonstances est recueillie dans une solution d'acide titrée d'avance, de sorte qu'en complétant ensuite la saturation de l'acide par une solution alcaline titrée équivalente, on constate la portion que l'anmfioniaque a saturée et par conséquent la quantité d'ammoniaque ou d'azote qu'elle représente.
On prépare d'abord, pour plusieurs analyses, la chaux sodée destinée à décomposer les matières azotées : à cet effet, on éteint de la chaux vive dans une solution de soude caustique contenant un poids de soude égal à la moitié du poids de la chaux employée.
Le mélange est broyé, évaporé à sec et calciné dans un creuset d'argile. On pulvérise le produit de la calcination, puis on le met dans un flacon fermant à l'émeri.
On introduit dans un tube ABCD (fîg. 310 et 311 ci-après) une petite quantité d'acide oxalique occupant la longueur CD ; pardessus on ajoute de C en B le mélange de chaux sodée et de la matière qu'on veut analyser, puis on remplit le tube jusqu'à 6 centimètres du bout A avec la chaux sodée ; les 6 centimètres vides reçoivent quelques fragments de verre, pour arrêter les
Fig. 310.
projections, et le bouchon, que traverse un tube à boules ILKJH. On a préalablement introduit dans les boules J,K,L 10 centi-
mètres cubes d'une solution aqueuse contenant 61^^250 d'acide sulfurique pour 1 litre. On entoure peu à peu le tube à combustion de charbons incandescents de A en B, puis en G : la matière se décompose, Tammoniaque formée traTerse Tacide contenu dans les trois boules LKJ, et le sature en partie; on force toute l'ammoniaque restée dans le tube à sortir et à traverser l'acide en chauffant la partie CD, de manière à décomposer Tacide oxalique et à Fi 311 produire un courant hydrogène qui chasse les
gaz interposés.
Les 10 centimètres cubes d'acide titré contenant 0^,6iib d'acide sulfurique à 1 équivalent d'eau, représentaient O'',^!^ d'ammoniaque ou 0'',175 d'azote; on reconnaît ce qui manque après l'opération en saturant cet acide par une solution équivalente de soude, de potasse ou de sucrate de chaux ; la différcDce indique évidemment la quantité d'ammoniaque, et par conséquent d'azote provenant de la substance analysée. Si, par exemple, la moitié de l'acide des 10 centimètres cubes avait e'ié saturée, on en conclurait que la matière contenait Téquivalent deO'',106 d'ammoniaque ou O'^jOSTS d'azote.
Si l'on avait employé 1 gramme 77 centigrammes de matière, on en conclurait que cette matière renfermait 5 d'azote pour 100. C'est au moyen du premier mode d'essai que nous avons établi la table suivante des équivalents des engrais. Si l'on compai^ la teneur en azote de l'engrais à l'état firais ou normal avec celle de l'engrais sec, on en déduira facilement la proportion contenue dans le premier; on voit ainsi que le fumier de ferme pris pour terme de comparaison contenait 80 d'eau pour 100.