‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 317 sur 412 · ALLUMETTES DE SÛRETÉ · texte numérisé non relu

ALLUMETTES DE SÛRETÉ

semés concurremment avec celles de M. Coignet (au phosphore amorphe, voy. ci-dessus) déjà autorisées par le ministre. Voici la composition des allumettes perfectionnées pour la fabrication de la pâte des allumettes sans phosphore blanc ni rouge : chlorate de potasse 90, bichromate de potasse 45, bioxyde de plomb 25, minium 20, oxysulfure d'antimoine (crocus) 20, sulfure d'antimoine 15, verre 15, prussiate de potasse 5. Toutes ces substances en poudre fine sont mélangées ensemble en y ajoutant 15 de gonmne préalablement dissoute dans 55 d*eau, puis broyées à la molette. Il suffit ensuite d'en imprégner le bout des allumettes souirées et de les faire sécher.

Ces allumettes s'enflamment un peu plus difficilement que les allumettes au phosphore blanc et offrent à cet égard moins de chances d'incendies.

Une deuxième composition, perfectionnée avec le concours de M. Meyer, offre plus de garanties sous ce dernier rapport, car elle exige un frottoir spécial sans lequel les allumettes ne prennent feu qu*avec une extrême difficulté.

Chlorate de potasse 90, bioxyde de plomb 25, bichromate de potasse 46, bioxyde de plomb 20, oxysulfure d'antimoine 20, verre 4. Ces substances pulvérulentes sont mélangées ensemble avec une solution de gomme (5 dans 20 d'eau); on en forme une pâte broyée â la molette et dont on imprègne les bouts soufrés des allumettes.

Le frottoir spécial est préparé avec la poudre de sulfure d'antimoine mélangée à la solution chaude de gélatine que l'on étend sur une boîte ou une feuille de carton ; on peut substituer à ce frottoir une lame de verre dépoli; enfin, à l'aide d'un frottement rapide assez fort, l'inflammation peut avoir lieu sur une lame de verre à vitre.

La seconde sorte d'allumettes nouvelles fut présentée, sous la dénomination S!androgyne^ par M. Bombes. Voici comment on les prépare : les bois coupés à la main dans de petits blocs cubiques, contenant 300 à 400 allumettes non séparées, sont d'abord soufrés comme à l'ordinaire ; on trempe les bouts soufrés dans une pâte composée de chlorate de potasse 2, charbon 1, terre d'ombre 1 (*) ; ces trois substances pulvérisées séparément

(*) La subttance appelée terre d'ombre est composée d'oxyde de fer hydraté 48, oxyde de fer et de manganèse 20, silice 13| alumine 3 (eau et perte 16).

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