ÉPURATION DE L'ACIDE OLÉIQUE
ainsi qae leurs pignons et vis sans fin, portés sur un bâti mobile, reçoivent un mouvement rapide de va-et-vient dans le sens de leur axe. On comprend donc que les bougies, en roulant entre deux tissus de laine, soient frottées longitudinalement durant tout leur trajet, et qu elles arrivent ainsi unies et lustrées dans le récipient, d*où elles sont tirées pour être empaquetées.
Marque, — M. de Millj réalisa l'heureuse pensée de mettre sur chacune des bougies sorties de ses ateliers une marque de fabrique. C*est une garantie qui tout à la fois assure la réputation du fabricant et reporte sur lui la responsabilité entière, ce qui est d'autant plus utile, que, sous le nom de bougies stéariques, on livre parfois dans le commerce des produits composés de suif pressé enrobé d'une pellicule d'acide stéarique. Aucun fabricant ne voudrait mettre sa marque sur de pareils produits, qui offrent en grande partie les inconvénients des chandelles; ou du moins, si Ton voulait en fabriquer de semblables pour les vendre à bas prix, ces bougies-chandelles recevraient une marque distinctive qui indiquerait leur nature. La marque se pose très-facilement à Taide d'un petit cachet en bronze, portant, gravées en saillies, les lettres qu'on veut imprimer. Ce cachet est fixé horizontalement au-dessus d'une cavité où l'on entretient allumée une simple veilleuse; la température étant ainsi maintenue à 70* environ, il suffît d'appuyer un instant la partie inférieure latérale de chaque bougie au moment de la mise en paquet pourque la marque s'y imprime. Une seule femme peut marquer 1000^ de bougies par jour.
Épuration de Vacide oleique. — L'acide oléique forme im résidu important de la fabrication que nous venons de décrire; il représente 50 pour 100 du poids du suif employé, et se vend suivant les cours et les applications, 70 à 90' les 100^; les acides cristallisés représentent 40 à 45 centièmes du poids du suif; ik se vendent 240 à 270' les lOtf^.
On épure l'acide oléique surtout en vue du graissage des laines, en laissant déposer une partie des acides gras cristallisables (stéarique et margarique) qu'il tient en dissolution : la température des caves est favorable à cette séparation, que l'on complète en filtrant le liquide gras sur des filtres de laine : l'acide oléique filtré est mis en barriques solides très-bien jointes, cerclées en fer, les fonds couverts d'un enduit en plâtre. Quant au dépôt 'resté sur les filtres, on le soumet, enveloppé de laines, à une