CONSOMMATION DU GAZ
rhôpital Saint-Louis. Vers 1810 ua acte du Parlement concédait le droit d'extraire de la houille le gaz pour Téclairage de Londres : Windsor forma une compagnie dans ce but qui ne fut atteint que vers Tannée 1820.
En 1820, Pauwels établit, par ordre du gouvernement, une petite usine d'éclairage pour le théâtre et le quartier du Luxembourg à Paris. Deux grandes usines s'élevèrent bientôt ensuite et presque simultanément : Tune, sous le nom de Compagnie française^ fondée par Pauwels, et l'autre, en 1824, la Compagnie anglaise^ par MM. Manby et Wilson. Bientôt après, six compagnies se partagèrent les différents quartiers de la ville. La concurrence entre les compagnies amena de nombreux inconvénients, surtout aux limites du parcours des conduites souterraines, et la fusion entre toutes les compagnies eut lieu le 25 décembre 1855 entre les mains de la Compagnie Parisienne. A partir de cette époque, l'éclairage au gaz fit de rapides progrès, et la plupart des villes de quelque importance Tadoptèrent successivement.
it. GonaoïnmatloA da gax & Paris el & Loadrea*
Jusqu'à Tannée 1855, la consommation du gaz dans Paris était alimentée par six usines (*), qui ont établi pour sa distribution 446 300 mètres de conduites principales. L'éclairage public dans les rues, places, boulevards, employait par jour, en 1848, 14 470 mètres cubes, brûlés dans 13 910 becs, équivalant à 21 705 becs ordinaires de l'éclairage particulier; l'éclairage particulier consommait, journellement aussi, en moyenne, 42 100 mètres cubes, alimentant 63 150 becs. La consommation représentait donc 56570 mètres cubes par jour, brûlés dans 84 855 becs; plus 2200 becs alimentés par le gaz portatif : en sorte que la lumière totale distribuée équivalait à celle de 87 055 becs.
La lumière fournie à Londres, par le gaz (de la houille, du canncl-coal et du bog-head), était évaluée à 300000 becs. Mais, comparativement avec l'éclairage de Paris, la disproportion n'était pas aussi considérable qu elle le paraissait au premier abord,
(*) Compagnie Parisîeniie, barrière dltalîe ; compagnie anglaise, barrière de Courcelles ; compagnie française, à Vaugirard ; compagnie de rOue$t, à PasAV ; compugnie anglaise, avenoe de Trudalne; compagnie Lacarrière, rue de la Tour.