‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 354 sur 412 · RÉFRIGÉRANTS · texte numérisé non relu

RÉFRIGÉRANTS

au fond supéneur des caisses R qui forcent le g^z à passer d'une série de tuyaux dakw une autre. Pendant cette circulation dans le réfrigérant, la vapeur d'eau, les sels ammoniacaux et les produits goudronneux se condensent graduellement. Il ne faudrait pas donner un trop grand développement à Tappareil condensateur^ sans y introduire une injection de vapeur : en effet, les tubes pourraient s'engorger par des dépôts de sels ammoniacaux, qui , plus volatils que l'eau, n'en ti*ouveraient pas une quantité suffisante pour se dissoudre, et se déposeraient à l'état solide ; il ne faudrait pas non plus opérer une condensation trop parfaite, qui diminuerait le pouvoir éclairant du gaz en lui retirant une trop grande quantité de carbures volatils. On comprend que Teffet du condensateur doit varier suivant les saisons : en hiver, l'air suffit pour abaisser la température du réfrigérant ; en été, il est parfois utile de compléter l'effet en faisant intervenir l'action externe de l'eau tirée d'un puits, et qui se renouvelle autour des tubes d'une partie du réfrigérant. Cette eau coûte peu, car elle sert en outre à éteindre le coke, hydrater la chaux, remplir les réservoirs des gazomètres, etc. On l'introduit dans des bâches en tôle Q, enveloppant les deux dernières séries de tubes. La surface totale des barillets, des conduites, des caisses et des tubes réfrigérants entre les cornues (fig. 2) et les épura teurs (fig. 6) doit être égale au double, environ, de la surface des cornues exposées au feu, ou plus exactement, on admet que la surface totale des tubes en fonte d'un réfrigérant (dit en jeu d'oi^e, dans lequel la vitesse du gaz ne dépasse pas 3 mètres par seconde) doit être de 10 mètres carrés avec arrosage en été pour 1000 mètres cubes de gaz en 24 heures (*]; le trop-plein des pro-

{*) Dans la grande usine de la Compagnie Parisienne, à la Villetle,on a évité les engorgements dans le réfrigérant à air, tout en atigmentant à volonté son effet, en le formant de trou larges tuyaux superposés ayant chacun 1>b,30<= de diamètre, communiquant entre eux de sorte aiie le gaz circule successivement dans tous les trois en s'élevant du premier dans le deuxième , puis dans le troisième; celui-ci, en été, re^it par une gouttière horizontale, à niveau constant, Teau distribuée, goutte à goutte, par de simples lamelles de zinc d'un centimètre de large, courbées eu siphons, espacées de kO à 50 centimètres; Teau tombe ensuite sur le deuxième, puis sur le premier et s'écoule au dehors par une gouttière inférieure. On n'arrose pas en hiver. En raison de la grande section des trois gros tubes la vitesse du gaz étant beaucoup amoindrie, on ob* tient un refroidissement convenable si la surface totale de ces tubes représente »u moins 10 mètres carrés par 1 000 mètres cubes de gaz circulant en 24 heures : ainsi pour une production journalière de 150000 mètres cubes la surface de refroidissement sera égale à 1500 mètres carrés ss 3 de ces gros tubes (superposés) de ] 25 mètres de longueur et de l™y30<^ de diamètre.

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