EPURATION CHIMIQUE DU GAZ
Jusqu*en 1860| Tépuration du gaz s'exécutait au moyen de la chaux $eule, hydratée et pulvérulente, méthode qui est encore suivie, aujourd'hui, dans un assez grand nombre d'usines des départements. Elle s'<^ère au moyen de grandes caisses en fonte ou en tôle S (6g. 6 et 6', pi. XLY), divisées en deux compartiments par un diaphragme vertical partant de la partie inférieure; dans chaque compartiment on place quatre ou cinq claies horizontales formées de lattes de fer fixées de champ, espacées de 3 à 4 millimétrés, sur lesquelles on répand la chaux hydratée, pulvérulente, en couches de 8 à 10 centimètres; le gaz, arrivant par la partie inférieure d'un des compartiments, est obligé de sortir par la partie inférieure de Tautre compartiment ; ainsi, en montant par le premier compartiment et descendant pour sortii* du second, il se tamise deux fois à travers quatre ou cinq couches de chaux. Chacune des caisses est fermée avec un couvercle dont les bords plongent tout autour de la caisse dans une gorge profonde de 60 centimètres remplie d'eau. Ce couvercle est, à volonté, enlevé ou reposé à l'aide d'une double chahie passant sur deux poulies et s'enroulant sur un treuil , et cette manœuvre est faite toutes les fois que Ton doit vider un épurateur pom* changer la chaux.
Dans quelques usines, un moyen ingénieux est en usage pour rendre méthodique l'épuration à la chaux : on se sert de quatre épurateurs S\ S', S*, S^, semblables à celui que nous venons de décrire. Ces quatre épurateurs (fig. 6') sont placés autour d'un réservoir à cloche; celui-ci permet de mettre en communication trois des épurateurs en isolant le quatrième, qui peut alors être vidé et rempli de nouvelle chaux hydratée ; la cloche X (fig. 6 et 6') est divisée par des diaphragmes en cinq compartiments, et, suivant la position de cette cloche, on peut isol^ l'un quelconque des épurateurs, et forcer le gaz qui arrive du condensateur à traverser successivement les six compartiments des trois autres épurateurs avant d'entrer dans le tube central u F' qui conduit le gaz du réservoir à cloche vers l'un des gazomètres de l'usine.
On comprend qu'à l'aide de cette disposition il soit facile d'utiliser le plus possible la chaux, en faisant arriver le gaz d'abord dans la caisse qui renferme la chaux chargée déjà par denx passages du gaz précédemment épnré ; que, d'nn autre cAté, on fait toujours passer sur la chaux neuve de là troisième caisse, le gaz ^i va se rendre au gazomètre*