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CHERCHE-FUITES

moyen, à la fois simple et efBcacef de prévenir les explosions, en yérifiant Tétat des tubes, joints, robinets, constatant les fuites et bouchant aussitôt, par des soudures ou des raccords, toutes les fissures qui pouvaient y donner lieu ; ce qui est très-facile, surtout lorsque, comme cela a lieu généralement dans Paris, tous le^ tubes de distribution du gaz, à Tintérieur des maisons, sont apparents.

L*appareil très-simple qu'emploie M. Maccaud consiste en un ajutage soudé près de Torigine du tuyau qui introduit le gaz dans un appartement ou dans une maison. Sur cet ajutage à vis, habituellement fermé par un obturateur, on adapte, lorsqu'on veut chercher les fuites, un tube à Taide d'un raccord également à vis et communiquant avec une petite pompe à main refoulant Tair dans tous les tuyaux où passe le gaz. Ici, le robinet'd' entrée étant clos, Pair refoulé remplace le gaz, mais sous une pression beaucoup plus forte, d'une demî-atmosphère, par exemple. Un petit manomètre à cadran (de M. Bourdon), fixé au tube qui conununique avec la pompe, indique si la pression se maintient lorsque l'on cesse de refouler l'air et que Ton a fermé le robinet entre la pompe et le manomètre.

Si la pression ne se maintient pas, cela dépend de fuites faciles à découvrir, car l'air refoulé s'échappe par ces ouvertures en produisant un bruit assez fort. On bouche les ouvertures à l'aide d'une soudure à l'étain ou en changeant les robinets défectueux jusqu'à ce que le manomètre annonce que la pression se maintient et que toute fuite acessé.Un autre appareil plus simple encore, inventé par M. Périn, rend très-facile la constatation des fuites. Il se compose pour 30 à 50 becs d'une boule ou d'un cylindre creux eu cuivre ou laiton, ayant un diamètre de 30 à 40^, muni d'un tube manométrique ; lorsqu'on veut vérifier les tubes de distribution, on ferme tous les robinets, puis on échauffe soit avec une petite lampe à alcool , soit avec un petit jet de gaz allumé , qu'on dirige sur ce petit réservoir ; si les tubes et ajutages n'ofi&ent aucune fuite, le tube manométrique indique la pression occasionnée par la dilatation du gaz dans la boule. On peut faire une expérience inverse en laissant sortir le gaz échauffé (par un robinet adapté sur la boule), fermant ce robinet et laissant refroidir : la pression diminuant alors est signalée par un changement de niveau en sens contraire dans le tube manométrique.

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il. Compteurs de gas*

Le gaz est livré, soit à un prix déterminé par bec et par heure d'éclairage, soit au mètre cube; dans ce dernier cas, Fabonné doit être muni d'un compteur qui lui indiipie, ainsi qu'à la compagnie, la quantité de gaz consommée. Ce dernier système est souyent inexact : car, en une heure, le même bec brûle pins ou moins de gaz, suivant sa densité, pour produire une égale quantité de lumière. On pourrait éviter cejtte cause d'erreur en vérifiant de temps à autre le pouvoir éclairant dn gaz à l'aide des moyens photométriques usuels et pour un volume de ce gaz, dé* terminé par le même compteur.

Le compteur Graflon, l'un des plus généralement employés, €Ottfiis\e en une espèce, de cylindre à augets en fer--blanc ou toie galvanisée, dont l'axe est horizontal. IL est plongé dans une enveloppe cylindrique remplie d'eau jusques et y compris Taxe. Un tuyau amène le gaz au-dessous de Taxe dans un auget qui s'élève, sort de l'eau et permet au gaz de se répandre dans la partie supérieure du cylindre et de s'échapper par un tube qui le conduit aux becs; en même temps, un second auget s'emplit de la même manière. Le gaz, pendant tout le temps qu'il s'écoule, imprime donc à la roue un mouvement de rotation, et, au moyen de rouages communiquant à des aiguilles placées sur des cadrans à l'extérieur du cylindre, la capacité des augets étant déterminée, on peut connaître le volume du gaz brûlé, par le nombre des révolutions du cylindre intérieur. Plusieurs autres compteurs, suivant les sy&tèmes de Samuel Clegg, Scholefield, Crosley, Chopin, etc., paraissent donner d'aussi bons résultats. M. Eude d'Qffranvîile, près Dieppe, a proposé un compteur très-simple et indépendant des variations du pouvoir lumineux : il consiste en un mouvement d'horlogerie qui marque la durée de l'éclairage, car il agit ou s'arrête suivant qu'on ouvre ou qu'on ferme le robinet. Pour que ce moyen soit exact, il sufBt de régler les becs à la hauteur ordinaire de la flamme. On apprécie effectivement ainsi ce que Ton doit payer : c'est-à-dire une lumière constante pendant un temps déterminé ; peu importe, en effet, au consommateur le volume plus ou moins grand du gaz employé pour produire cette lumière. Les inconvénients de cette méthode tiennent à la difficulté d'éviter les dérangements dans le mouvement d'horlogerie, et à la nécessité d'employer plusieurs mouvements si Ton veut varier le nombre de becs allumés à la fois.

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