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PRIX COMPARÉ DE LA LUMIERE

chauffant l'air qui alimente la combuslion au sommet de Tintérîeur du bec; une grille semblable surmonte la première et tambe Tair qui entre pour s'élever sous le cône creux /*et venir brûler, par une section annulaire, le gaz à sa sortie et sur la surface externe du jet; une double enveloppe conique fixe et maintient la direction de ces pièces. On -voit au-dessous, en a\b\cet et y le bec dépouillé de ces enveloppes ainsi que de la galerie qui doit soutenir la cheminée en verre; un plan d montre le bec vu à vol d'oiseau. L'issue du gaz ayant lieu par une fente circulaire, on évite les irrégularités produites par l'obturation d'un ou de plusieurs trous dans les becs ordinaires.

Bec DubaiL — La figure 6 indique les détails de la construction de ce Ijec, a y b^ c^ d, analogue à celui de M. Parisot : l'air s^intro* duit à la partie inférieure par une enveloppe percée d'une foule de petits trous; le cône creux /*, s'élevant au-dessus de la partie supérieure du bec, cache la portion bleuâtre de la flamme à l'origine de la combustion.

Bec Mariai. — La figure 7^ a^ b, c, «, montre les dispositions de ce bec et la double enveloppe amenant l'air échauffé plus près encore de la flamme que dans les becs précédents, et réalisant tous les avantages des becs à air chaud.

La figure I indique en élévation le bec garni de son enveloppe trouée a, &, de sa galerie c, et le sommet e laissant sortir le gaz. Dans la figure II les mêmes lettres se rapportent aux pièces semblables vues en coupe; la figure III montre le bec en plan; ■ la figure IV, en b" la première enveloppe trouée, en c* l'enveloppe terminée par un rebord festonné ; la figure Y laisse voir en élévation le bec dépouillé des enveloppes concentriques et de la galerie.

Prix comparé de la lumière, — Suivant les matières employées et les modes de combustion les quantités de lumière et leur prix courant sont très-variables ; on le comprend sans peine en se rappelant combien sont grandes les différences entre les flammes au point de vue des qualités lumineuses d'un même gaz suivant que sa combustion est plus ou moins rapide et régulière, qu'elle est effectuée par de l'air à une température plus ou moins élevée, bien que dans tous les cas la combustion soit complète. Nous avons indiqué plus haut les conditions des minima et maxima de lumière produite, il nous reste à donner, approximativement du moins, les prix comparés des différents modes d*éclairage. Nous prendrons pour commune mesure l'intensité lumineuse d'une

CARBURATEURS DU GAZ. 86!

JampeCarcel brûlant en une heure 42 grammes d'huile de coha épurée :

bougies stéariques des 40 an kil. ..... . 68 gr. à 3 fr. le kil. 49 c. m»

^ cbaadellet (dont la lumière est toujours *

4 heure 1 "'«^™«m«»' ▼«"«ble) 80 à 0 fr. 80 — 4 4 36

d*cclairaee '''"*'• ****^^ *P"^ *^ ii 4 fr. 40 — 6 88

coûte en V^^ ^** 8*" *** houille, becs usuels ... 50 à 30 c. Je m^. 3 s>»

' 85 lit. — becs à air chaud 42,5 — 2 55

employant J ^^ ,.j ^^ ^^ ^^^^^ + 2 gp. 80 de

. carbures volatils 36 — 2 40

^ 25 lit. gaz de bog-head 25 à 4 (ir. le m'. 2 50

Voici quelques autres résultats qui diffèrent peu des pt*écé' dents sur le prix d'une égale quantité de lumière obtenue par heure avec des matières et des appareils divers.

Dans ce tableau, le prix du gaz est indiqué au mètre cube, et le prix des huiles au kilogramme :

Lampe Carcel 42 gr. huile épurée à 4 fr. 40 5%88

1 fendu, 3« série. .4 46 lit. à 30 c 3 ,48

d'Argand, 20 jets 88 2,64

Parisot 80 2 ,40

Gaz portatif : bec de Manchester 20 lit. à 4 fr 2 ,»»

Huile de schiste (*)..} ••*^"** ~"^*^ ** ^' ^^'^^ 4/2 = 34 ,6 à 4 fr. 20... 3.78 V ;. . j Jos 42 dont 4/2 = 24 à 4 fr. 20.. . 2 ,52

Carburateurs du gaz, — Dans les gaz légers, comme celui que Ton obtient de la houille , la partie de lumière résultant de la portion de carbone qui brûle simultanément avec Thjrdrogène est considérable. On peut diminuer beaucoup cette perte en ajoutant au gaz des carbures volatils (la benzine, les hufles légères de condensation du gaz portatif et du goudron de bog-head), car la cause de perte étant à peu près constante, toute la quantité du carbone ajoutée doit, en se précipitant dans la flamme, rayonner et produire de la lumière avant de subir à son tour la combustion vers la superficie incandescente. Telle est la théorie qui permet d*expliquer Tapplication des hydrocarbures à économiser le gaz en Tenrichissant.

Cette application est d'ailleurs facile. Plusieurs ingénieux appareils construits par MM. Launay, Chopin, Lacarrière, Bonne-

(*) Brûlée dans une lampe à disque fîimiTore employée dnns les gares, atelirrs, hangars, mais noD dans les appartemenU, en raison de Todeur qu'exhale le liquide pour peu qu'il s'en répande à l'air ; le prix dans Paris se trouye ici porté de 1 fr. 10 qu'elle coûte au dehors à 1 fr. 20 en raison des droits d'octroi. Cette lampe produisant le douhle de la quantité de lumière d'une lampe Carcel, on a réduit de moitié la consommation.

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terre, etc., ont pu accroître de 30 à 50 pour 100 la qualité lumineuse et diminuer le prix de la lumière dans une proportion égale ou supérieure à celle indiquée dans le compte ci-dessus. Cette sorte de carburation est d'ailleurs très-facile : il suffit de placer sur le trajet du gaz, après le compteur, un vase clos contenant un de ces carbures volatils, offrant le plus de surface possible sans occasionner de pression^ par le système Launay, on y parvient en faisant plonger dans le liquide des mèches de coton qui s'imprègnent en raison de la force capillaire et laissent le gaz se saturer sans l'obliger à barboter dans le liquide et en occupant peu de place. Le gaz doit entraîner ainsi par mètre cube de 35 à 40 grammes d'hydrocarbure et produire une économie variable suivant les prix de Fhydrocarbure et du gaz lui-même.

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