ACIDES
Benzine.
Aniline.
Phénique (*).
Essence sulfurée.
Quinolêine.
RosoUqne.
Toluène.
Pyrrbol.
Cryptidine.
Pyrène.
Amylène.
CoUidine.
(*) M. Hotmann regardait la créosote de Mtre
▲oétylèn«.
Cumène.
L^tidlM.
Pétinine.
comme de Pacide phénique
Cymène.
Pieoline.
impur. M. Fritsche a mon-
Naphtaline.
Pyridine.
tré que la créosote pure
Paranaphtaline.
ParroUne.
donne, avec une solution
Chrysène.
rique, une coloration rerte,
Propylène.
tandis que cette solution
Butylène.
colore l'acide phénique en
Styrolène.
bleu , la composition des
Ffaiorène.
Acénaphtène.
rente.
Anthnicène.
Rétène.
La composition du goudron de houille dit coal-tar varie beaucoup suivant les matières qui les fournissent et la température à laquelle la distillation s'effectue ; les goudrons des schistes (du
(**) Le p^z de réclairage renferme réquiralent de 5 i 8 centièmei de gaz olé fiant qui comprend :
Étylène 0,04 k 0,03 C*H«
Acétylène C*H»
Plusieurs carbures. . . G^H"
Propylène C«H«
Butylène OB*
Amylène C'*H»»
Tapeur de bendne.. C'H* Et plusieurs autres hydrocarbures.
bog-head notamment), du petroleum d'Amérique, très-pro* bablement du cannel-coal, donnent de la paraffine; il n'est nullement démontré que cette substance se rencontre dans le goudron des yéritables houilles. Voici les résultats d'expériences faites en Angleten^e, communiqués à notre Académie des sciences par M. Cal vert :
te
Bog.he.d
Caimel-coal
Houille de New-
castle
Houille du Staf-
fordsfaire
(*) Ce corps cristallisable obtenu d'un grand nombre de matières organiques n*a pas reçu moins de cinq noms : acide pbénique, carbolique, phénol» alcool pbénique, hydrate de phényle. M. Chevreul a fait remarquer les inconvénients de ces noms multiples donnés à une même substance par divers auteurs.
(**) Plusieurs fabricants de paraffine ont annoncé avoir extrait ce produit des houilles : il paraît que jusqu'ici on n'a pu en obtenir que des schistes bitumineux et des huiles de pétrole.
Cette communication a été faite à l'occasion d'expériences très-intéressantes faites par MM. Demeaux et Corne, répétées par Yelpeau et plusieurs savants chirurgiens qui ont constaté les propriétés antiseptiques ou, en tout cas, très-fevorables au traitement des plaies suppurantes, d^un mélauge de goudron, 3 a 6 parties, avec 100 de plâtre en poudre. Ce mélange a été employé sec ou délayé dans Thuile avec de remarquables succès sur des plaies d'armes à feu et autres dans les hôpitaux de Milan, de Turin et de Paris.
M. Calvert attribue l'effet principal à l'acide phénique, 0 a cité les applications de cet acide faites en Angleterre, pour arrêter la putréfaction des matières animales et conserver les peaux ; pour empêcher dans diverses liqueurs tannantes la transformation de Tacide tannique en acide gallique, une simple addition de 1 millième d'acide phénique a suffi en vue de prévenir la fermentation ammoniacale. On emploie en Angleterre l'acide phénique dbsous dans l'eau , à la dose de 70 grammes pour 2 litres, en aspersions sur la litière des écuries pour chaque cheval, ou 70 gram-
mes d'un mélange en poudre à parties égales de sulfite et de phénate de chaux [poudre de Mac-dougall) à 26 francs les 100 kilogr.; la dépense est de 6 fr. 50 cent, par stalle pour un . an ; le fumier sensiblement inodore est préféré par les cultivateurs {*). En tout cas ce fumier conserve mieux sa valeur.
J'avais moi-même obtenu des effets antiseptiques et de réduction remarquables, en employant l'acide pyroligneux (acide acétique brut de la distillation du bois) dans de semblables occasions et pour préserver l'encre et plusieurs autres liquides, du développement des nûcrophytes (moisissures).
Essence de goudron rectifiée dite benzine, — On épure facilement les huiles légères du goudron en les traitant à froid par 3 ou 4 centièmes d'acide sulfurique ; le mélange fortement agité est ensuite étendu d'eau, on laisse reposer pendant 12 heures, puis on soutire le liquide aqueux; le lavage à l'eau est renouvelé deux fois ; alors on verse dans l'huile environ un centième de son poids de soude caustique en solution à 36^ . On ajoute de l'eau pour effectuer un ou deux lavages, puis on soutire, et l'on soumet l'huile ainsi traitée à une distillation bien ménagée; l'ébullition commence à -{- 70% on continue la distillation jusqu'à ce que la température d'ébuUition s'élève à 110* (le résidu constitue une huile brune, lourde, employée pour les peintures extérieures). Le produit distillé ainsi une première fois est redistillé avec addition de chaux en poudre, 6 litres pour 100 litres d'huile. Cette deuxième distillation est poussée seulement jusqu'<i ce que la température d'ébuUition s'élève à 100*. Enfin le liquide distillé est soumis à une dernière distillation ou rectification, jusqu'à ce que la température d'ébuUition dans la chaudière s'élève à -|- 95% et l'on obtient une essence ou hydrocarbure limpide, incolore, applicable à plusieurs usages de l'essence de térébenthine rectifiée (dont l'odeur est plus tenace), notamment pour la peinture à l'huile, le nettoyage des peaux, gants et étoffes, la préparation des pâtes de caoutchouc et de gutta-percha que l'on prépare en vue de les appliquer en enduits.
On s'en est servi dernièrement avec succès contre divers insectes que sa vapeur fait promptement périr, et particulièrement contre les acarus qui occasionnent certaines maladies de la peau,
{*) Les peaux, os, tendons de rAmériaue centrale et du sud trempés un instant dans de Teau contenant 3 à 5 millièmes d'acide phémique ne dégagent plus d*odeur putride dans les magasins.
ciiucn isDusm. ^ ii — 56