‹ Précis de chimie industrielle (volume 3)Chapitre 375 sur 412 · FABRICATION DE LA NITROBENZINE · texte numérisé non relu

FABRICATION DE LA NITROBENZINE

qu^au sommet de cette colonne close un tube conduit les gaz hypoazotique, azote et yapeui*s excédantes non condensés à une cheminée haute de 33 mètres , douée d^un tirage suffisant pour entraîner ces gaz et vapeurs.

•La nitrobenzine brute produite dans les dix vases ci-dessus décrits est écoulée, à l'aide des dix robinets de fond, dans une conduite conmiune horizontale qui dirige ce liquide vers un récipient cylindrique en fonte intérieurement doublé d*un récipient concentrique en poterie de grès ; il suffit alors d'épurer cette nitrobenzine par des lavages à Teau, dans trois séries de vases étages, en fonte, doublés de vases en grès, puis on effectue le traitement par Tacide acétique en contact avec la tournure He fonte ; on distille Taniline par la vapeur d*eau, et Teau de condensation contenant de F aniline sert à remplir le générateur qui doit fournir la yjpeur nécessaire pour une autre opération ; enfin , Tjiniline épurée est livrée aux fabricants de couleurs dC aniline. Quant aux résidus de l'opération primitive, ils servent aux applications indiquées plus loin de Y huile lourde et du brai gras»

Ou épure Tessence artificielle d'amandes amères, ainsi préparée, par un lavage avec de Teau alcalisée, puis avec de Teau pure.

On se sert des huiles distillées de la houille pour préparer l'acide picrique ou carbazotique [voy. le chapitre suivant). Quant au résidu de la distillation (goudron épais, ou brai gras, environ 66 centièmes du poids du goudron à distiller), mélangé à chaud, avec 4 fois son poids de craie sèche ou mieux avec 2 parties de craie, plus 2 d'argile desséchées et réduites en poudre, il donne un mastic propre à cimenter diverses constructions, à former des enduits sous les caiTclages, et à recouvrir les tuyaux, dits bitumés suivant l'invention de M. Chameroy. On peut aussi employer le brai gras pour remplacer la résine dans la peinture à l'huile des poteaux, des palissades et des traverses (*)•

Il est arrivé souvent que, dans des usines à gaz, on était embarrassé d'une partie des goudrons qui s'y produisaient: aussi a-t-on essayé de les employer comme combustibles sous les cornues. Une bonne disposition consiste à faire arriver le

(*) En Angleterre, la plupart des ingénieurs conseillent Temploi des moyens in-ventés par Bréant, perfectionnés et appliqués par M. Bethel, pour injecter et conserver les traverses en bois des chemins de fer avec les carbures a hydrogène mélangés dont on obtient environ 20 à 22 kilogr. de 100 kilogr. de goudron de houille {vojr. p. ^k les procédés de Conservation des bois).

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