SELS DE POTASSE
Le brème se dégage en vapeurs ; il se condense dans le tube réfrigérant et s'écoule liquide dans un récipient à l'extrémité.
Lorsque Ton peut ajouter dans le grand vase de l'acide sulfiirique et du biozyde de manganèse sans produire de nouvelles vapeurs rouges, l'opération est à son terme ; on laisse écouler le liquide en ouvrant un robinet en grès adapté au bas du vase en pierre et l'on procède à une autre opération.
Si l'on veut se faire une idée de l'importance de cette industrie* il faut se rappeler que la fabrication annuelle du sulfate de soude en France s'élève à 650 000 quintaux , qui , pour la plus grande partie , se préparent en laissant perdre l'acide chlorhydrique au grand détriment de la végétation des alentours.
D'ailleurs le traitement des eaux mères des salines constitue pour la production des sels de potasse une source précieuse, car les forêts d'Amérique, de Russie, de Hongrie et de Toscane, qui fournissent par voie d'incinération les potasses commerciales, s'épuisent et ne se renouvellent pas.
Les eaux de la mer sont intarissables; leur évaporation ainsi que le traitement de l'eau mère des salines dans le midi de la France, comme dans beaucoup d'autres contrées méridionales, paraissaient, dans un avenir peu éloigné, devoir seules combler le déficit qu'éprouve la production des potasses naturelles , lorsqu'une ressource inattendue, l'exploitation d'énormes dépôts accumulés dans la série des siècles, est venue offrir récemment un puissant auxiliaire à cette industrie.