‹ Précis de chimie industrielle (volume 4)Chapitre 132 sur 233 · DU SOUDE · texte numérisé non relu

DU SOUDE

Fabrication du sodium.

Fabrication du carbonate cristallisé, du carbonate sec et du bicarbonate de soude.

Fabrication des borax (borates de soude : prismatique , octaédrique et fondu).

Préparation des tartrates, phosphates, sulfites et divers sels de soude.

Fabrication de l'aluminate de soude et de l'alumine soluble dans l'acide acétique.

Préparation des laques et teintures.

Fabrication de la gobeleterie et des verres à vilre.

Fabrication des glaces , des bouteilles et cloches de jardin.

Fabrication des savons durs.

Fabrication des savons résineux.

Fabrication de la soude, de la lessive caustique et des potasses factices.

DES POTASSES.

Fabrication du potassium.

Verrerie façon de Bohème.

Cristal.

Salpêtre et poudre.

Alun.

Chlorate de potasse.

Prussiate de potasse.

Pierre à cautères.

Savons mous.

Chamoisage des peaux.

Préparation des cordes harmoniques.

Silicate de potasse (*).

Dessiccations, analyse pour déterminer l'azote.

USAGES COMMUNS aux

SOUDES ET AUX POTASSES.

Verreries (avec mélange des deux alcalis) .

Chlorures désinfectants (on bypochlorites) .

Blanchiment des toiles (la réunion des deux alcalis paraît utile pour le blanchiment des toiles à voiles. Voy. le $ Cellulose, 2* volume).

Affinage de la batiste.

^ • j (fil » coton ,

Essais des tissus { ^ ^

Eau seconde (solution de potasse ou de soude caustique pour enlever les vieilles peintures).

Dégraissage des laines.

Épuration des eaux séléniteuses.

Cendres dans l'amendement des terres (**).

Conservation de menus objets en fer (**♦).

Essais acidimétriques.

Nous devons dire que la soude tend chaque jour à remplacer plus complètement la potasse, dans les usages restés communs aux deux alcalis, cette substitution offrant en France comme en Angleterre une économie notable, égale souvent à la moitié du prix total de la potasse.

(*) Voir à l'article Vkkhehle la préparation et les applications nouvelles de ce silicate soluble.

(**} Dans la plupart des cultures de l'intérieur des terres et pour la production des grains, les cendres dans lesquelles la potasse domine sont préférables ; il n'y a guère que les plantes des bords de la mer ( voy. plus haut, Soudes naturelles) qui puissent végéter avantageusement sous l'influence des sels de soude en certaines proportions.

(***) La propriété que j'ai découverte dans les solutions de soudes et de potasses de s'opposer à l'action de l'oxygène libre dans l'eau, sur le fer, a pu être appliquée pour conserver divers objets en fer, fonte, acier. Il suffît de quelques millièmes de ces alcalis caustiques dans l'eau ; au-dessous de ces doses, et si les alcalis se carbonatent, l'oxydation peut avoir lieu, mais seulement dans quelques points, ou soit des solutions de continuité, soit des matières étrangères, oxydes ou alliages favorisent des courants électriques ainsi que ces oxydations locales ; l'eau aérée et rendue alcaline par 0,001 de carbonate de potasse légèrement salée (par 0,005 de sel marin) hâte tellement les réactions, que sur le fer et la fonte plongés dans ce liquide, on peut voir en moins d'une minute des petits tubercules de protoxyde de fer commencer à se former, puis passer très-graduellement en augmentant de volume (dans les parties qui s'éloignent du métal) à l'état d'oxydation ultime (sesquioxyde de fer).

ESSAIS ALCALIMÉTRIQUES. kiS

ESSAIS ALCALIMÉTRIQUES.

1. HISTORIQUE ET INFLUEHCE SUR LE PERFECTIONNEMENT DES ARTS CHIMIQUES. — 1. METHODE DE DESCR01Z1LLES. — 3. MÉTHODE PERFECTIONNÉE PAR GAY-LUSBAC. — 4. ESSAIS ALCALIMÉTRIQUES DES SULFATES. — 5. ESSAIS ACIDI M ÉTRIQUÉS. — 6. ESSAIS DBS SELS DE SOUDE CAUSTIQUES.

't. Historique et influence sur le perfectionnement

des arts chimiques.

Jusqu'à l'époque où Descroizilles indiqua les procédés alcalimétriques à la portée des manufacturiers, des négociants et des consommateurs, la fabrication , le commerce et les applications des alcalis étaient sans règles certaines : des erreurs nombreuses, souvent graves, avaient lieu relativement à la valeur et au dosage de ces agents si utiles à l'industrie et à l'économie domestique. Le nouveau moyen pratique d'essai fut donc un véritable service rendu aux arts industriels. Chaque jour l'importance de la méthode de Descroizilles apparaît plus grande , surtout depuis que Gay-Lussac, perfectionnant cette méthode, l'a étendue aux essais des sulfates, des hypochlorites de chaux, de soude, de potasse, des alliages d'argent, etc. ; depuis qu'enfin M. Pelouze et plusieurs autres savants chimistes ont doté l'industrie de moyens d'essais fondés sur le même principe et applicables à la détermination de la valeur des divers produits (*).

&. Méthode de Deserolzllies*

La méthode d'essai alcalimétrique de Descroizilles repose sur la saturation de la base (soude ou potasse) par l'acide sulfurique étendu, dont le volume employé (très-facile à connaître, puisqu'il est contenu dans un tube dont la capacité est divisée en centièmes par une graduation) indique directement le poids. On comprend que plus l'alcali exige d'acide pour être saturé, plus il est riche. Descroizilles employait 5 grammes de soude, dissoute dans un dé-

(*) Home, Richter et Berthollet avaient employé les acides pour indiquer la quantité des alcalis. Vauquelin a donné de la précision à ce moyen d'essai, qui cependant n'était pas à la portée des commerçants, car il reposait sur les pesées difficiles de liquides dont la pureté était parfois incertaine.

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cilitre d'eau ; il saturait cette quantité avec le volume suffisant d'acide contenu dans une burette ou tube gradué, dont la capacité égale à 50 centimètres cubes ou millilitres, divisée en 100 parties ou degrés, renfermait une solution aqueuse de ô grammes d'acide sulfurique concentré (*).

Si l'on employait tout le liquide delà burette, il était évident que les 5 grammes de soude avaient été saturés par 5 grammes d'acide sulfurique concentré. Le carbonate de soude sec donne à peu près ce résultat : ainsi cbaque centième (ou degré de la burette) d'acide, employé pour saturer 5 grammes d'une soude, représente un centième de carbonate de soude. Les soudes brutes saturant de 25 à 40 degrés peuvent donc être considérées comme renfermant 25 à 40 pour 100 de carbonate de soude pur. Mais les résultats n'ont plus de signification directe s'il s'agit de soude caustique ou, à plus forte raison, de potasse caustique ou carbonatée ; les degrés ne sont plus alors que des termes de comparaison et indiquent seulement le nombre de centièmes d'acide sulfurique que l'alcali peut saturer : on sait dans quelle proportion la potasse ou la soude qui exige le plus d'acide est plus riche.

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