‹ Précis de chimie industrielle (volume 4)Chapitre 134 sur 233 · ESSAIS ALCALI MÉTRIQUES · texte numérisé non relu

ESSAIS ALCALI MÉTRIQUES

Afin d'opérer sur un échantillon plus volumineux, on pèse 10 fois la quantité de l'un ou del'autre alcali, c est-à-dire 31 |r, 6 de soude, ou 48^,1 6 de potasse ; on fait dissoudre dans l'eau, ajoutée successivement et décantée ,. en broyant , à l'aide d'un mortier, jusqu'à c"e que tout soit divisé et la matière soluble dissoute; le volume total étant alors égal à un demi-litre ou ôOO0,0, on agite, puis on laisse déposer ou l'on filtre. On prend avec une pipette, contenant 50e* à un trait marqué, ce volume du liquide clair, et l'on a ainsi le dixième, sensiblement, de la partie soluble, de chaque échantillon pc^é. Ces 50e** (ou 1 demi-décilitre) exigeraient donc les ÔO*1, ou les 100 divisions d'acide étendu pour être saturés, si l'alcali était pur; ils n'exigeraient que moitié ou 50 divisions de la burette, si l'alcali ne contenait que la moitié de son poids de soude ou de potasse pures. Par conséquent, chaque degré ou chaque centième de la burette à acide donne directement l'indication des centièmes de soude ou de potasse contenus dans l'échantillon essayé (*).

Le terme de la saturation se reconnaît facilement en ajoutant dans les 50" de solution alcaline deux ou trois gouttes d'une teinture de tournesol, et en versant de l'acide avec la burette jusqu'à ce que la nuance, de bleue qu'elle était, commence à devenir rouge vif, sans s'arrêter à la teinte violette faible que donne l'acide carbonique lorsqu'on sature des carbonates.

Afin de s'assurer que la teinte indique un très-léger excès d'acide sulfurique, on pose vers la fin de la saturation une goutte du liquide sur du papier à lettre, teint légèrement en bleu par le tournesol : la nuance rougeâtre doit être à peine visible sous la goutte. On ajoute alors dans le vase à saturation de l'acide par quart de degré, et Ton s'arrête dès que la nuance rouge bien prononcée persiste sur le papier. Deux gouttes représentent un quart de degré. Si l'on avait dépassé le terme en ajoutant par deux gouttes, il conviendrait de retrancher autant de quarts de degré qu'il resterait sur le papier de marques rouges persistantes (**).

(*) Il faut opérer à-f-15°, température a laquelle la liqueur acide a été préparée ; rien n'est plus facile : on ajoute à un seau d'eau de puits marquant en toute saison 11 à 13° assez d'eau chaude pour élever la température à -4- 15, et l'on y plonge pendant 15 minutes la burette contenant l'acide d'essai qui doit alors affleurer le zéro de l'échelle.

(**) Les méthodes Descroizilles et Gay-Lussac étant encore en nsage, il convient d'indiquer celle des deux sur laquelle on yeut fonder chacune des transactions commerciales.

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