‹ Précis de chimie industrielle (volume 4)Chapitre 74 sur 233 · ST · texte numérisé non relu

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Litharge broyée 35

Craie 8

Soufre 2

IS« Innovations récentes de ■■• Gérard et Anbert.

M. Gérard est dernièrement parvenu à confectionner d'une seule pièce des tapis en pâte de caoutchouc ayant 2 à 3 mètres de long et lm,33 de large. Il dispose une feuille épaisse de caoutchouc (obtenue au laminoir) entre deux coffres en fonte de 50 centimètres de hauteur (maintenus par des cloisons ou entretoises solides et clos par un épais couvercle de fonte boulonné) ; la caisse inférieure reçoit des moules rectangulaires en fonte offrant des cavités et saillies ciselées et sculptées, de façon à produire, à l'aide d'une énergique pression transmise par deux vis en fer, des empreintes profondes : on obtient ainsi entre les faces de cette sorte de grand gaufrier des dessins réguliers, bordés d'un encadrement en bas-reliefs ou médaillons vraiment artistiques. Au moment où la pression produit son effet, on injecte dans chacun des deux coffres la vapeur d'eau à 4 atmosphères, de manière à élever la température jusqu'à 140° dans toute la masse pendant 1 heure et demie ; on démonte après le refroidissement en desserrant les deux vis de pression (*).

(*) On peut obtenir des tapis 2, 3 et même 25 fois plus longs en pratiquant à la suite les unes des autres 2, 3 ou 25 impressions semblables sur une même lame de caoutchouc. Il faut avoir le soin de raccorder exactement les moules en laissant i l'air la rangée contiguë pour éviter de la vulcaniser une seconde lois, ce qui durcirait trop ces endroits du tapis. La pâte peut être formée arec

lU^C

Fabrication des courroies pour transmission de mouvenient.— Voici comment on fabrique les fortes courroies des machines, chez MM. Aubert et Gérard : le caoutchouc brut successivement trempé dans F eau chaude, déchiqueté, lavé, séché, aggloméré, puis bien malaxé avec Ô centièmes de son poids de soufre (tamisé fin) entre des cylindres chauffés intérieurement à 50 ou 60° par la vapeur d'eau, donne une pâte bien homogène que Ton étend en la faisant pénétrer dans tous les interstices d'une forte toile, à l'aide d'une machine appelée Spreader (fig. 48). Cette

machine est composée de 3 cylindres creux en fonte A, B, G, chauffés intérieurement par la vapeur introduite dans Taxe de l'arbre creux tournant dans un Stuffing-box. Ces cylindres d'égal diamètre (36e) portent chacun une roue d'engrenage ; le cylindre intermédiaire B qui reçoit le mouvement, le transmet par sa roue dentée D (qui a 24e de diamètre) à chacune des deux autres roues £, £', celles-ci ayant un diamètre double (48e). Il résulte de cette disposition que le cylindre B tournant deux fois plus vite que chacun des deux autres, la forte toile (d'un mètre de large et 10 à 50 mètres de longueur) qui passe entre ces cylindres reçoit la pâte de caoutchouc avec un frottement tellement énergique que l'enduit la pénètre, et qu'en superposant les toiles ainsi préparées au nombre de 3 à 10, entre les cylindres chauds d'un laminoir, elles adhèrent intimement entre elles; on les découpe au couteau mécanique suivant la largeur des roues qu'elles doivent faire tourner. Pour leur donner une plus grande force et rendre leurs bords unis, on peut les envelopper d'une toile enduite semblable et poser sur le joint une bande moins large qui rend toute l'enveloppe solidaire avec les tissus sous-jacents.

C'est alors que Ton effectue la vulcanisation, en plaçant les

Fig. 48.

50 de caoutchouc, 15 de linge effiloché, 25 d'oxyde de zinc* k de soufre, 5 de chaux et 6 de craie. Les 5 centièmes de chaux interposés suffisent pour absorber l'acide sulfhvdrique continuellement produit durant lasulfuration et éviter que ce gaz occasionne des soufflures. On facilite le démoulage en frottant avant la pression toutes les surfaces du moule avec un linge gras ou mieux imprégné d'eau de savon.

courroies dans des moules en fer formant une rainure rectangulaire (préalablement savonnée), qui reçoit ensuite une plaque de fer également bien polie, entrant dans le moule qu'elle dépasse de 10 ou 12 millimètres; on pose tous les moules ainsi remplis sur le coffre inférieur de la presse à vulcaniser (indiquée cidessus); lorsque toute la surface de ce coffre est garnie de moules on abaisse (à l'aide d'une vis sans fin qui fait tourner les deux roues d'engrenage commandant les deux vis de cette presse) lé coffre supérieur, et pendant que la pression s'exerce on élève la température jusqu'à 140° dans les moules en injectant sous une pression de 4 à 5 atmosphères la vapeur dans les deux coffres. Dans ces conditions il suffit d'une heure pour vulcaniser les courroies (*). Alors on relève le coffre supérieur en faisant tourner en sens contraire les vis de pression, on retire les courroies des moules et on replace une deuxième longueur dans les mêmes moules, et Ton vulcanise de même cette deuxième longueur jusqu'à ce que l'on ait vulcanisé lies courroies dans toute leur étendue. Afin de donner une idée de l'économie qu'offre l'usage de ces courroies, nous ajouterons qu'une d'elles ayant une largeur de 30e, une épaisseur de 2e et une longueur de 30 mètres, revient (y compris la cloûure plate de rivets en cuivre réunissant les deux bouts sur une longueur égale à 3 ou 4 largeurs) à 400 ou 500 fr., tandis qu'elle coûterait 1400 fr. environ, si on la faisait établir en cuir ordinaire. *

Nous indiquerons en terminant les principales applications du caoutchouc normal et sulfuré. Ces applications graduellement étendues se multiplient chaque jour; aussi le prix de la matière première est-il doublé depuis quelques années.

16* Applications du caoutchouc ordinaire.

FcnnxFJ Maiu (en caoutchouc première qualité aggloméré) pour ustensiles de chirurgie et ballons très-minces.

Feuilles sentis ou étirées à confectionner. { J™^8,

x lanières.

fils.

tube

laniî

rondelles, vases, chaussures, etc.

(*) Le contact do fer distribuant avec rapidité la chaleur diminue de moitié comparativement avec la vulcanisation par la vapeur confinée (1* à lki au lieu de 2k à 2k {) le temps nécessaire à la vulcanisation. Pour éviter que celleci soit trop avancée aux extrémités des moules, on les évase légèrement, en sorte que dans les changements de place de la courroie, celle-ci ne se trouve pas deux fois vulcanisée près de la ligne de démarcation.

Feuilles trrs-mincis etirres à chaud employées ( ^ ^J"8 imPCT,néâbli*# à la préparation (d« solu^'ous.

!i . f d*ébéniscerie.

bo" 1 d'uttrooent,.

bine* à former det tapi* décorés, fcun «rtificMUe*.

IreKaresde.}^^*-

Caoutchouc aggloméré (à la ripe) pour confectionner des balles pleines, nnes on couverte» de laine tontisse teinte.

Morceaux découpés en pRiSMis rectangulaires usités pour effacer le crayon.

Caoutchouc fondu à 200* uni à la chaux (ou choux et minium) employé pour préparer des mastics souples destinés à clore différents vases.

Caoutchouc liquéfié (isomérique) par la chaleur pour lots et emplâtres adhésifs y imperméables.

Huile de colza contenant 0,03 de caoutchouc dissons à + 420* centésimaux employé dans les machines pour adoucir les frottements.

Caoutchouc, dit gomme tPAssam, arec addition de benzine pour impressions à chaud, des poudres d'étain, de bronze, etc.

Glu marine (yoy. à la fin du 2* volume les applications des goudrons).

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