‹ Précis de chimie industrielleChapitre 13 sur 215 · Applleatloiitt spéelales · texte numérisé non relu

Applleatloiitt spéelales

On a essayé avec succès d'employer Toxygène pour maintenir la cornposition et la propriété respirable de l'air qu'on ne peut renouveler dans certains espaces clos où des hommes travaillent, notamment sous les cloches des plongeurs (*) ; une foule d'opérations, dans les laboratoires de chimie, empruntent les secours de loxygène pour activer ou compléter les combustions propres aux analyses. Nous verrons plus loin comment, à l'aide des courants continus d'oxygène et d'hydrogène, mêlant 1 volume du premier à 2 volumes du second, on produit en les enflammant de très-hautes températures.

Sans doute l'industrie tirerait un bon parti de l'oxygène pour la production de la chaleur et de la lumière, l'acidification du soufre, diverses opérations métallurgiques spéciales, etc., si ce gaz était obtenu à un prix assez bas.

Dans certaines circonstances l'oxygène atmosphérique, soit électrisé, soit dans un état allotropique où son action est très-énergique, produit de remarquables effets d'oxydation (voyez Ozone, p. 105),

(*) Toutefois, OD entretient d'une manière plus sûre et plus économique l'air resinrable sous les cloches immergées, ou même dans une enveloppe, sorte de veste en tissus imperméables, à capuchon en laiton ou en bronze, qui entoure Id partie supérieure du corps ainsi que la tête de l'homme ; on refoule sans cesse dans cet espace de l'air en abondance et dont l'excè^i ressort en soulevant une soupape et par toutes les jointures, prévenant ainsi l'accès de l'eau.

i. Historique. — 2. Propriétés. — 5. Extraction. — 4. Applications.

t. ■itttoriqne.

Les anciens chimistes avaient des notions vagues sur Thydrogène : Gavendish fit sur ce gaz les premières expériences précises. On Tappcla d^abord gaz inflammable; puis il reçut le nom d'hydrogène (u8o)p, eau; ysvvxù), j'engendre), lorsque les bases de la nomenclature chimique actuelle furent posées par les chimistes français.

s. Propriété*.

Uhydrogène est toujours à l'état aériforme, sous Ja plus forte pression et aux plus basses températures ; il est incolore et inodore lorsqu'il est pur : c'est le plus léger des corps et des ga% connus.

Si l'on représente le poids de l'air atmosphérique par 1,000, celui de l'hydrogène sera 69,2, c'est-à-dire près de 14 fois moindre. Sous la pression de 0", 76 et à la température de 0"", 1 litre de ce gaz ne pèse que 0'',896 . On comprend donc qu'il soit facile de transvaser l'hydrogène recueilli sous une éprouvettcA, en inclinant et redressant peu à peu celle-ci au-dessous d'une autre éprouvette B plus large, suivant les positions représentées (fig. 9, 10 et 11); retirant alors la première éprouvette qui ne contient plus que de l'air, on constatera que l'hydrogène est, presque en totalité, passé dans la deuxième B ; en y plongeant une allumette enflammée, le gaz brûlera à l'orifice et le bout de l'allumette s'éteindra pour se rallumer en traversant la flamme; Cette expérience prouve donc, en outre, que le gaz hydrogène ne peut

Fig. 9. Fig. 10.

TransTasement de l'hydrogène.

Fig. H.

4u PRÉCIS DE CHIMIE INDUSTRIELLE.

brûler sans air (c'est-à-dire sans oxygène), que même il éteint les corps enflammés. L'hydrogène en brûlant donne de Teau ; sa flamme est trèspâle et très-chaude : nous verrons plus loin qu'on emploie le chalumeau à gaz hydrogène et oxygène pour déterminer la fusion des corps les plus réfractaires. L'hydrogène exige pour sa combustion complète un demivolume d'oxygène : si on mélange ces deux gaz dans cette proportion et si on enflamme le mélange, il se produit une violente explosion ; 1 etincelle électrique détermine également la combinaison des deux gaz.

On peut rendre lumineuse la flamme de l'hydrogène pur en le saturant de vapeur d'un composé riche en carbone, tel que la benzine ou l'essence de pétrole ; ou bien en introduisant dans la flamme certains corps solides très-réfractaires, comme du platine, ou un bâton de craie, qui deviennent incandescents par suite de la haute température à laquelle ils se trouvent portés.

Nous rappelons ici que le poids équivalent de l'hydrogène est plus faible que celui de tous les autres corps simples ou composés; on comprend donc que les poids équivalents d'une partie des corps simples aient pu être considérés comme étant des multiples du poids de l'hydrogène pris pour unité (voyez ci-dessus, p. 10, 11 et 12, les équivalents chimiques).

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