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V. Essai des WBMngmnémeu

Le même moyen s'emploie pour essayer les minerais de manganèse. Ceux-ci n'ont de valeur, pour les fabricants de chlore ou de chlorures, qu'en raison du chlore qu'ils peuvent faire dégager et qui est lui-même proportionné à la quantité de bioxyde de manganèse pur.

On apprécie, sous ce rapport, la valeur d'un manganèse en le faisant réagir sur un excès d'acide chlorhydrique, puis on détermine la quantité de chlore qui se dégage et qui doit être recueillie dans une légère solution alcaline.

Si l'on voulait connaître directement, par le même essai, la proportion de bioxyde de manganèse pur que représente l'échantillon, il faudrait employer dans cette expérience un poids de Z^^QS qui suffirait, si le bioxyde était pur, pour donner, avec un excès d'acide chlorhydrique, un litre de chlore sec à 0"" et sous la pression de 0°',76; ainsi donc les centièmes de liti*e de chlore obtenus indiqueraient les centièmes de manganèse pur contenus dans l'échantillon. L'opération est facile : on prépare un échantillon moyen, on le réduit en poudre, on en pèse 3'',98 que l'on fait glisser, à l'aide d'une main en laiton, dans un petit matras; on verse dessus 25 cenlim. cubes d'acide chlorhydrique; aussitôt on adapte un bouchon portant un tube, dont le bout un peu courbe s'engage dans une faible solution alcaline que contient un ballon à long col.

On chautfe le matras avec quelques charbons : le chlore alors se dégage graduellement, et chasse l'air, qui vient se réunir à la partie supérieure du ballon ; on laisse sortir à deux ou trois reprises cet air, en redressant l'appareil, puis on agite pour favoriser l'absorption du gaz. L'opération doit être continuée jusqu'à ce que tout le chlore soit dégagé, que même la température, s'élevant vers la fin, fasse passer de la vapeur d'eau qui pousse les dernières traces de chlore dans le ballon. On reconnaît ce terme du dégagement à la température d'environ 100^, communiquée par la vapeur au tube de dégagement. On se hâte alors de dégager le tube plongeur pour éviter l'absorption, puis on verse la

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solution chlorurée dans le flacon A (6g. 182, p. 559) afin de le remplir, jusqu'au trait d qui indique la capacité d'un litre, avec Teau qui a rincé le ballon. Ayant ainsi obtenu 1 litre de solution, qui devrait représenter 1 litre de chlore et être exactement équivalente à un éfçal volume do la liqueur d'épreuve arsénieuse, si réchaniiUon essayé était ^ du bioxyde pur de manganèse, il suffira donc d'opérer un essai chlorométrique semblable à celui décrit ci-dessus pour connaître le nombre de centièmes de litre du chlore produit, et, par conséquent, les centièmes, en poids, de bioxyde de manganèse pur qui se trouvent dans ['échantillon.

E^zai de la quantité d'acide cidorhydrique nécessaire suivant la nature du manganèse, — La valeur du manganèse dépend non-seulement du chlore qu'il peut faire dégager, mais encore de la quantité d'acide chlorhydrique qu'il exige : cette dernière quantité est variable, car le bioxyde seul fait dégager le chlore de la moitié de l'acide chlorhydrique. En effet, leproloxyde, en réagissant sur l'acide chlorhydrique, ne formerait que de l'eau et du chlorure de manganèse sans dégagement de chlore, et Toxyde intermédiaire Mn*0' exigerait 3 parties d'acide pour dégager le chlore de Tune d'elles, tandis que le bioxyde n'exige que 2 parties d'acide pour une égale production. Enfin le carbonate de chaux, la baryte, l'oxyde de fer qui accompagnent certains minerais, saturent de l'acide chlorhydrique en pure perte ; en outre, s'ils occasionnent un dégagement d'acide carbonique, celui-ci forme avec la chaux, dans les caisses ou les chambres, un carbonate calcaire que le chlore ne peut décomposer. Il y a dans ce cas perte d'acide, de chaux et de degré. Il importe donc beaucoup de connaître la quantité d'acide relative à celle du chlore ; on y parvient sans peine : en effet, pour dissoudre 5'%98 de bioxyde de manganèse et produire 1 litre de chlore, il laul une quantité d'acide chlorhydrique équivalente à 17d'',72 acidimétnques (correspondante à 8*^75 d'acide sulfurique concentré), la moilie de l'acide chlorhydrique ou 87*,86 formant du chlorure de manganèse et l'autre moitié donnant les 100^ de chlore ; à cette quantité minimum d'acide il faut ajouter un centième environ perdu dans l'opération.

Quantités d'acide pour i équivalent de chlore qu'exigent différents minerais. — Pour apprécier la quantité d'acide chlorhydrique exigée par chaque échantillon de manganèse, on traitera 3*',98 de ce manganèse par 25 centim. cubes d'acide, représentant 250* acidimétriques (ou équivalent à i2*',5 d'acide sulfurique concentré); on en recueillera le chlore; admettant que 1 00* du chloromètre ou 1 litre de chlore représentent 176* acidimétriques, on constatera par une saturation au carbonate de soude (jusqu'à ce que le précipité du carbonate de manganèse cesse de pouvoir se redissoudre) ce qui reste diacide libre; ajoutant <^

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