Avlva^e des coalear* d'Impression
Une des applications du chlorate de potasse qui en fait consommer des quantités assez considérables consiste à mêler quelques centièmes de chlorate avec certaines couleurs d'impression ; en exposant ensuite les étoiles imprimées à la vapeur pour fixer les couleurs sous une pression de 3 à 4 atmosphères, le chlorate de potasse se décompose en présence des matières organiques, et, soit par la destruction de matières brunes étrangères, soit par une oxydation de la matière colorante, il produit un avivage remarquable. Il est facile d'essayer sur des échantillons les effets de ee procédé, afin de reconnaître quelles sont les couleurs qu'il peut aviver.
Depuis ces dernières années, on consomme des quantités considérables de chlorate de potasse pour le noir d'aniline sur coton.
Parmi les autres applications du chlorate de potasse, nous citerons les nombreuses opérations des laboratoires où Ion a besoin d'un facile dégagement d'oxygène : notamment les analyses organiques élémentai* res, pour déterminer les proportions de carbone, d'hydrogène, et en conclure la quantité d'oxygène (**); les essais alcalimétriques des soudes sulfureuses, qu'une calcination avec quelques centièmes de chlorate épure en transformant les sulfures en sulfates et faisant ainsi disparaître Icsdegrés illusoires dus aux sulfures. On emploie en médecine le chlorate de potasse pour le traitement de quelques maladies.
(*) Dans les fusils à aiguille, le choc d'un petit cylindre dit aiguille suffit pour déterminer la déflagration de Tanaorce, qui aussitôt cnÛamme la poudre.
(**) Afin d'éTîter le dégagement brusque qui aurait lieu lorsque le perclilorale formé se décomposerait, on doit mélanger le chlorate avrc 10 à 20 fois son poids d'oxyde de cuint oade bioxyde de manganèse; la décomposition du chlorate se fait alors régulièreoient.