‹ Précis de chimie industrielleChapitre 149 sur 215 · QUANTITÉS DISSOUTES DANS 100 PARUES DT4C · texte numérisé non relu

QUANTITÉS DISSOUTES DANS 100 PARUES DT4C

A -4- li* czniMitxux

A + 100* ccxTisouii

Sulfate de potasse

Chlomre de potassium

— de sodium

On peut sans doute varier les méthodes de séparation en se basant sur CCS différences de solubilité ; mais, de quelque façon qu'on s'y prenne, après un certain nombre de cristallisations, les liquides que Ion concentre de nouveau pour obtenir les sels par précipitation (cristallisation à chaud) ou par cristallisation lente à froid, deviennent de plus en plus denses; car les composés solubles (iodures et bromures)* en faibles proportions, dans les solutions filtrées, ne peuvent se séparer avant que les liquides en soient saturés; ils se concentrent donc, avec le carbonate de soude, dans les eaux mères dont la densité s'accroît en raison même de leurs proportions. Lorsque ces eaux mères marquent 50 à 55* à l'aréomètre Baume, on leur fait subir un traitement spécial.

Traitement dçs eaux mères, extraction de l'iode et du brome, — Les eaux mères incrislallisabics contiennent une faible quantité de tous les sels dont on est parvenu à extraire la plus grande partie à l'aide des cristallisations et précipitations à chaud; elles renferment, en outre, tous les composes primitivement en plus faibles doses qui s'y sont accumulés par la concentration : on y trouve du sulfate de potasse, des chlorures de sodium et de potassium, du carbonate de soude, des iodures, bromures, sulfures, hyposuliites et sulfites; il existe sans doute des matières organiques et d'autres substances indéterminées.

On peut en extraire l'iode, "suivant plusieurs procédés. Le moyen employé d'abord par Courtois consistait à les traiter dans une cornue en verre, munie d'une allonge et d'un ballon rafraîchi. On y ajoutait peu à peu de l'acide sulfurique concentré qui, saturant les carbonate:^, attaquait les sulfures, hyposulfites, dégageant des gaz acides carbonique, chlorhydrique ; en élevant la température, il s'y mêlait des (races de chlore, des vapeurs d'acide bromhydrique« de brome, d'iode et d'un peu d'acide iodhydrique {*). Des vapeurs violettes annonçaient le passage

(*) £a raison des degrés d*affinité, la réaction do l'Acide toirurlque survies chlorure». ^

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de riode, bientôt après condensé dans le ballon en cristaux lamclleux noirs. •

On a modifie successivement de plusieurs manières le traitement et les appareils : le docteur WoUaston, afin d'éviter la perte de Tiode dégagé sous forme de gaz acide iodhydrique, ajouta du bioxyde de manganèse après le |>remier dégagement à froid des gaz par Tacide sulfurique; mais il faut soigneusement ménager la proportion de ce bioxyde qui déterminerait un dégagement de chlore produisant de l'acide iodique ou entraînant de Tiode à Tétat de chlorure d*iode volatil ; en effet, la réaction sur Tiodure de potassium, semblable à celle observée sur les chlorures alcalins dans la préparation du chlore, peut élrc ainsi représentée :

2 SO'-h Kl H- MnO* = KO, SO' -h MnO, SO' -h I.

Le procédé Courtois, modifié par Wollastoh, est encore suivi eu Ecosse : l'appareil en usage se compose d'une sorte de géncraleur en plomb, embouti, chauffé dans un bain de sable, muni d'un chapiteau en même métal portant à la partie supérieure un ajutage clos par un bouchon en plomb, et que Ton ouvre à volonté pour introduire succes-^ sivement les eaux mères à 55^, Tacide sulfurique, puis, lorsque la première effervescence a cessé, Toxyde de manganèse (environ 0,1 du poids des eaux mères) .

Le bec du chapiteau est introduit dans la douille d'un ballon dont le col, opposé diamétralement, entre dans un autre ballon semblablement disposé, en sorte que la condensation des vapeui*s d'iode s'effectue dans cette série de ballons horizontalement posés sur un établi. La chaleur doit être bien ménagée, et il peut être avantageux d'ajouter le bioxyde de manganèse en plusieurs fois, afin de prévenir, autant que possible, le dégagement simultané du chlore, du brome et de l'iode, qui déterminerait la formation d'un composé triple très-volatil, et occasionnerait une déperdition proportionnée. 11 reste avec le liquide résidu un peu d'iodure de plomb, probablement aussi des traces de chlorure et de bromure.

On doit à M. Barruel la base du procédé perfectionné dans la fabrique de MM. Cournerie, qui consiste à mélanger avec les eaux mères concentrées, saturées exactement par l'acide sulfurique, 10 pour 100 de leur poids de bioxyde de manganèse, puis à calciner au rouge brun, avec précaution, jusqu'à l'apparition des vapeurs d'iode, afin de transformer

mares, iodures fait dégager presque tout le chlore à rétat d'acide clilorhydriquc, du brome mélangé d*acide bromhydrique et de Tiode avec très-peu d'acide iodhydrique.

les sulfures et hyposulfites en sulfates {*) ; cette réaction est complète lorsque," en opérant sur une petite quantité de la matière délayée dans Teau. l'acide sulfurique ne fait plus dégager de l'hydrogène sulfuré reconnaissable à son odeur infecte et à sa réaction sur les sels de ploml), qu'il brunit en formant du sulfure de plomb.

La matière calcinée est redissoute dans Teau, de façon à obtenir une solution marquant 38°, que l'on décante à clair et dont on précipite l'iode en le déplaçant par le chlore (Cl H- KI = KC1 -h I) (**).

La solution est, à cet effet, étendue d'eau jusqu'à ce qu'elle marque 25°, puis soumise à une saturation exacte par le chlore que Ton fait dégager au moyen de l'appareil indiqué en AB (iig. 181, p. 552) et qui s'opère dans les mêmes bombonnes ; mais le gaz est conduit par le tubcC'" dans une jarre en grès où il trayersc le liquide en barbotant.

Le but de celte opération est de décomposer l'iodure de potassium et de mettre l'iode en liberté, en substituant le chlore à sa place dans la combinaison avec le potassium. L'iode, étant d'ailleurs fort peu soluble, se précipite.

Il faut éviter tout défaut comme tout excès de chlore ; dans le premier cas, l'iodure non décomposé ne donne pas l'iode, et il en rend une partie soluble ; dans le second cas, l'excès de chlore forme de l'acide iodique ou du chlorure d'iode, et même de brome, composés volatils, susceptibles de cristalliser en se sublimant, qui entraînent en vapeur et font perdre une partie du produit.

Le mieux est d'opérer une exacte saturation et de s'assurer directement qu'un petit échantillon du liquide n'est précipité ni par le chlore, ni par l'iodure de potassium.

Parvenu à ce terme, on laisse l'iode se déposer ; on décante la solution, puis on opère des lavages à l'eau, par touillages et décantations répétés, jusqu'à ce que Teau décantée marque 0° à l'aréomètre ; alors on met l'iode dans un vase conique en poterie muni d'un faui fond troué ; on pose cette sorte de filtre sur une jarre eu grès, on le laisse bien égoutter, puis on le dessèche en le posant sur des feuilles de papier à filtre appuyées elles-mêmes sur une couche épaisse (20 centimètres) de cendres bien sèches, tassées dans une caisse ; on recouvre d'une

(*) On peut également troi 1er les eaux mères par l'acide sulfurique i rébuUitîoa ; les <bIfurcs, polysulfures et hyposulfites sont décomposés, il se dcgnge de l'hydrogène sulfuré ei il^ dépose du soufre. 11 est indispensable de dépouiller les eaux mères de ces comportés sulfui« avant de les traiter par le chlore, car l'iode ne sérail mis en liberté qu'après leur compfl* décomposition et il serait souillé île soufre précipité. On aurait KS + I = Kl + î^^ K0,S*0* + l4-H0 = K0,S05-hHl-f.S. .

(") Plusieurs autres procédés ont été proposés par MM. Soubeiran, Berzélius, Liebig el !««sier ; on en trouvera la description dans une intéressante monographie de l'iode publiée jif M. DorvauU en 185S (cbez M. LaUé).

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feuille de papier, puis on rcrme la caisse avec son couvercle {*).

Lorsque l'humidité est passée dans les cendres, on retire l'iode pour r^urer par la distillation. Dans toutes ces manipulations, on se sert de spatules, cuillers, etc. , en grès, car les métaux uiiucls seraient attaqués, et l'on prend des précautions aGn d'éviter le contact de l'iode avec la peau, qui serait attaquée plus ou moins rortemcnt.

Sublimation de Vtode. — Cette opération se fait au moyeu de cornues en grès A, A (fig. 190), au nombre de 6, formant deui ran< gées disposées dos à dos dans un bain de sable que contient une caisse de fonte BB chauffée par un foyer C ("). On introduit 20 kilogr.

d'iode dans chaque cornue, qu'on pose ensuite dans la caisse ; toute la surface et le col sont entourés de sable, afin que la température

se maintienne assez élevée jusque r-g- laj- - hw™l ?<"" '» suWimBiion dans le col du vase distillatoire,

pour éviter que la vapeur d'iode ne s'y condense, ne cristallise et n'obstrue le passage. Par ce motif, la portion du col qui sort du bain de sable doit être très-courte et s'engager dans une large tubulure d'un récipient ou fontaine D de forme ellipsoïdale, muni d'un couvercle mobile e. Le récipient porte une petite tubulure en f dans laquelle s'engage un tube fg qui conduit les vapeurs aqueuses hors de la pièce où l'on opère; au bas du récipient se trouve un faux fond mobile ou disque il troué, qui permet l'égoutLagc de l'esu condensée. On peut niénat;er, par un petit ajutage sous le faux fond, un léger renouvellement d'air qui chasse dans le tube fg les vapeurs aqueuses entraînant un peu d'iode.

Afin d'obtenir des crislaui d'iode plus gros, on reçoit dans le même récipient les produits de plusieurs distillations bien ménagées.

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