Procédé allemand
Dans plusieurs fabriques d'Allemagne, et notamment à Krems en Autriche, on a abandonné Temploi du fumier et de la tannée pour la fabrication de la céruse, afin d'obtenir des produits plus beaux destinés aux peintures fines, la céruse hollandaise étant toujours souillée par un peu de sulfure de plomb provenant, comme nous l'avons indiqué, de l'hydrogène sulfuré que dégage le fumier et même le tan.
On opère dans des chambres closes, garnies, sur une partie de leur hauteur, de tringles de bois horizontales sur lesquelles on place des lames de plomb. Sur le sol des chambres, on dispose des terrines renfermant de l'acide acétique, et des auges renfermant des matières capables de fournir de l'acide carbonique. La température est maintenue à 25 ou SO"" au moyen de la vapeur. Les lames se transforment peu à peu en céruse, comme dans le procédé hollandais, et sont soumises ensuite aux mêmes manipulations. On obtient ainsi un produit connu sous le nom de blanc de Krems^ ou de blanc d'argent^ et qui est vendu à un prix plus élevé que la céruse hollandaise. Cette céruse est employée pour les tableaux, les décorations de luxe et les peintures fines.