NOTIONS PRÉLIMINAIRES
M£FlMT10Nâ. — AKALTéE. — SYNTHÈSE. — LOIS bSS COMfilNAlSOKi. KOMSXCUTORK. — CRISTALLIS TION
DÉFiNlTIONS GÉNÉRALES
i • Objet de la ehlmle. — L'examen de quelques-uns des phénomènes par lesquels les propriétés des corps se manifestent permet d'établir une distinction simple entre la physique et la chimie. Deux exemples suffiront.
l*r EXEMPLE : Quaud on chauffe du soufre dans un vase ouvert à Tair libre, il s'enflamme et brûle en répandant une odeur vive et pénétrante : le soufre s'est combiné avec un des éléments de Tair, l'oxygène, et a donné un gaz nouveau, l'acide sulfureux. Ce gaz conserve, même quand il est revenu à la température ordinaire, son odeur suffocante et ses propriétés caractéristiques, ({ui ne rappellent en rien celles du soufre. L'altération produite est don3 ici profonde, essentielle; c'est le caractère des phénomènes chimiques. La combustion est en effet le type des phénomènes chimiques.
Ce même soufre, chauffé dans une cornue de verre, fond, et de solid^ devient liquide; si on continue à chauffer, le liquide entre en ébullition et se réduit en vapeurs. Ces vapeurs, reçues dans un récipient froid, s'y condensent en un corps identique au soufre employé. Les propriétés du soufre ne sont donc pas modifiées d'une manière profonde dans ce pas- ' ïdgc à l'état liquide et à l'état de vapeur ; c'est ce qui caractérise les phé- >iomënes physiques. La fusion^ V ébullition sont des phénomènes physiques.
2* EXEHi'LE : Quand on abandonne le 1er à l'air humide, ce métal se recouvre bient6t d'une couche ocreuse appelée rouille, qui ne présente plus aucune des propriétés caractéristiques du fer. Si l'action se prolonge assez
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longtemps, tout le fer est attaqué, ei le poids de la rouille formée est notablement supérieur au poids du fer. Le métitl s'est combiné ici avec Toxygène et la vapeur d'eau qui existent dans l'air, l'allération est profonde* nous avons donc là encore là un phénomène chimique.
Il en est tout autrement quand une tige de fer est soumise à l'action de la chaleur : elle s'allonge en même temps que sa température s'élève; mais dès qu'elle se refroidit, elle se raccourcit et reprend sa longueur première, en revenant à la température initiale. La modification n'est donc pas essentielle ; il n'y a pas d'altération dans la constitution intime du fer ; c'est que la dilatation est un phénomène physique.
Nous sommes ainsi amenés à conclure que tandis que la physique étudie les phénomènes qui peuvent produire des modifications légères dans les propriétés des corps, sans que leur constitution intime en soit altérée, la chimie s'occupe des phénomènes dans lesquels on voit les corps s'unir ou se séparer avec modification essentielle dans leurs propriétés ; elle étudie surtout les conditions dans lesquelles ces phénomènes se présentent, et les lois auxquelles ils sont soumis.
%, Corps simples. Corps composés. — Il est un grand nombre de corps dont on peut retirer plusicui-s substances différentes; tels sont Veau, la craie, Voxyde de mercure, etc. Il en est d'autres, au contraire, comme le fer, le cuivre, le soufre, dont on n'a pu jusqu'ici retirer qu'une seule espèce de matière. Lespremiei*s sont appelés corps composés; ce sont de beaucoup les plus répandus dans la nature. Les seconds sont appelés corps simples ou éléments. C'est de l'union des corps simples que résultent les corps composés.