‹ Precis de chimieChapitre 24 sur 152 · C+HO=CO+H · texte numérisé non relu

C+HO=CO+H

Dans cette eipérience, il se produit suBsi un peu d'acide carbonique rësulEaat de l'action des portions de charbon qui sont seulement an rouge spmbre :

De sorte que les gai mis en liberté sont de l'hydrogène, de l'Oïjde de carbone et de l'acide carbonique.

Ou peut encore faire l'eipériencfl en introduisant à l'aide d'une pince {fig. 59) un charbon incandescent sous une cloche pleine d'eau.

Cette décomposition de l'eau par le charbon porté au rouge, et la production de gaz combustibi es , expl ique

quantité d'eau projetée sur un brasier ardenten augmente l'iotensité au lieu de la diminuer. Les forge* rons savent parfaitement qu'en aspergeant leur charbon ils â aclirent la combus-S

La production de l'oiyde de carbone, Flg. 59. -Chai ton étdnt sous l'eau,

gaz très- délétère, nous montre qu'il y a danger à essayer d'éteindre un foier au moyen d'une quantité insufllsante d'eau dans une chambre où l'air ne se renouvelle pas asseï rapidement.

Les oxydes mélallir|ues sont aussi réduits par le charbon. Si l'oxyde est facilement féductihie, il se forme de l'acide carbonique : 2CuO+C=CÛ'-<-2Cu.

Quand ta réduction ne se fait qu'au rouge vif, le carbone ne donne que de l'oiyde de carbone,

ZnO + C=CO + în.

«•. appIlealloB*. —L'affinité du carbone pour l'oin^ee" fait un

St PRÉCIS DE CH1U1G.

l'i'ductair précieux pour l'industrie ; c'est par lui que l'on réduit le« composa oxygénas du ptiospliorc et de l'arsenic pour obtenir ces deux corps simple?; c'c.Hluiqui détermine la réduction des oxydes métalliques dans la métallurgiedu potassium, du sodium, du fer, duiinc,elo,

Vï, V*rlé(éB d« earhoue. — Nous examinerons successivcraeut CCS diverses lariéiés en les riMuisant en deux groupes, comprenant : le premier les charbons naturels ■ diamani, graphite ou plombagine, anthra-^ cile. houille, lignite ; le second, les charbons artificiels : coke, charbon ileê eormus, éharbon deboii, noir àe famée, noir animal.

CHARBONS HATIRELS

T8. Natnre dn diamant. — La nature du diamant e«t rest^ longtemps inconnue; l^voisier, en concentrant & l'aide d'une Toile lentille les rayons solaires sur un diamant placé dans un ballon plein d'oxygène, reconnut que le diamant brûle en donnant de l'acide cariionique, l)n\y a montré que l'acide carbonique est le seul produit formé, et quo, par suite, le diamant est du carbone pur.

*•. Propriétés. — Le diamant est le plus dur des corps nn 11 raye tous les autres corps. On ne peut l'user que par sa propre p u. è

Il est généralement incolore, mais souvent aussi il est jaun u (lieu ouvert; enfin il est quelquefois noir et opaque. On le t n tou I ours cristallisé, soiteaoelaidretrégullert, soit en cristaux i gt qi Ire ouquarante-liuittaces, dérivés de ce mémeoctaÈdre Ifig. 60)

Fig. 60. — Dianuinls hnils.

Sa densité varie de 3,50 à â,5j. Il est mauvais conducteur de la chaleur et de l'électricité.

Place entre les pâles d'une pile (l'ès-forle, dans le vide ou dans un gaz Inerte, 1« diamant se gonlle, noircit, et se change en plombagine friabl*

CARBUNE. hi

qui laisse une tache grise sur le papier. — La ii-ansformation inverse, tentée bien des fois, n'a jamais réussi d'one manière complète.

le diamant est très- réfringent, c'est ï son pouvoir dispcraif ijue «ont dus les jeui de lumière qui le font reciiereher. On multiplie les feux du diamaDl en le taillant de manière à augmenter le nombre des facettes,

8*. T«IIIe du dlaDuini.^~Pour tailler le diamant, oo commence par le dégrossir en utilisant sa propriété d'être etivable, suivant des directions parallÈlcs aui faces deroclatdro. On aciièvo ensuite la taille en usant le diamant sur des meules d'acier reioutertes de poussière de diamant humectée d'huile. Cetic poussière est ohlpnno pn i^rrasant des diamants noirs très-durs, et les jclals provenant du

Fig. es. -

taille diminue souvent de moitié le poids du diamant.

On laille les diamants peu épais en rtiae. et les diamants épais en briUûnlS. Dans la rosel/Jp.GI). le dessous dn diamant est

plat; ta partie su- '^laiUéen ros.-

périeure forme un

dAmc à vingt-quatre facettes. Dans le brillant \fig. 63), la table, ou face plane supérieure, est entoui'ée de Tacettes obliques, et la calasse, ou pai^ tie inférieure comprenant les deui tiers du diamant, forme une pyrnmido dont les facettes correspondent è celles de la partie supérieure.

If plus gros diamjmt connu est celui du rajali de Bornéo; il pèse 7X^ carats [300x0<',212], Celui de l'empereur du Mogol pèse 270 carats ; celui de l'empereur de Russie 193 carats. Le ii^ireRt. de France, pèse lltT carats. Cest un des diamants les plus beaux, grfice â sa limpidité parfaite.

On trouve le diamant dans les sables d'alluvion, aui Indes, i l'ile de' Dnrnéo, au Brésil, en Sibérie et dans les monts Durais. L'eitraction du diamant en donne chaque année quelques kilogrammes, dont une trèspetite pmlion est susceplible d'être utilisée dans la bijouterie.

81 . l.'BagcB, — Indépendamment de son emploi en bijouterie, le diamant sert encore à fiiire des pivots pour l'horlogerie, des pointes d'outils pour couper le verre et pour graver les pierres dures. On emploie des diamants encliâssès à l'extrémité d'outils en acier pour travailler le porphyre 5ur le tour, et pour creuser des trous de mine dans les roches da

8t. Graphite ou Piombaglne. — Use présente sous forme de paillettes brillantes d'un gris d*acier, ou en masses feuilletées qu'on peut rayer avec Tongle. Il laisse sur le papier une tache noire, parce que les lamelles qui le constituent se désagrègent et adhèrent au papier. Sa densité est 2,2. Il conduit bien la chaleur et Télectricitc. lie graphite ne brûle dans l'oxygène qu'à une température élevée. On le trouve dans les terrains primitifs en France, en Angleterre, en Espagne. Il contient toujours 1 à 2 pour 100 d'impuretés.

Il sert à la fabrication des crayons, et prend le nom de mine de plomb. On l'utilise encore en galvanoplastie pour mélalliserles surfaces des moules mauvais conducteurs, c'est-à-dire pour rendre ces surfaces conductrices de rélectricité. — Mêlé avec l'eau, il sert à noircir les poêles, tuyaux, trappes de cheminée, etc.

La fonte saturée de charbon abandonne, en se solidifiant lentement, une certaine quantité de graphite à l'état de paillettes hexagonales. La fonte grise doit sa couleur à un très-grand nombre de petites parcelles de f;raphite disséminées dans le métal.

S9. Anthracite. — L'anthracite, appelée aussi charbon de pierre, est compacte et dure ; elle ne brûle qu'à une température élevée, mais elle produit alors une très-grande quantité de chaleur, aussi est-ce un bon combustible, toutes les fois que le tirage est suffisant.

L'anthracite contient toujours un peu de silice, d'alumine et d'oxyde de fer ; les impuretés peuvent s'élever à 8 ou 10 pour lOO.

On la trouve dans les terrains antérieurs au terrain carbonifère, aux États-Unis, en Angleterre, et en France sur les bords de la Loire.

S4. Houille ou eharbon de terre. — La houille est d'un noir brillant, elle se trouve dans le terrain supérieur au terrain carbonifère en Angleterre, en France, en Belgique, en Allemagne, etc.

Elle est moins pure que l'anthracite, et contient des bitumes, aussi brûle -t-elle avec une flamme plus ou moins fuligineuse. Les houilles grasses sont des houilles à longue flamme (Mons), les houilles maigres brûlent à courte flamme (Charleroi).

. Des empreintes de feuilles, de tiges, de fruits, indiquent suffisamment que la houille résulte de l'altération lente des végétaux.

Calcinée en vase clos, la houille laisse dégager des gaz combustibles (gaz de l'éclairage) et des produits condensables ; eau ammoniacale, huiles et goudron, qu'on utilise de mille manières (benzine, etc.).

8S. IJgiiiteii. — Les lignites se trouvent à la base des terrains tertiaires. Ils conservent encore la forme et même la structure intime des végétaux qui les ont formés.

Leur couleur est généralement noire. Us sont encore plus impurs que la houille.

La tourbe, d'origine encore plus récente que les lignites, et formée

GARB()1NE. h't

presque exclusivement de végétaux qui croissent dans les marais, contient une très-grande quantité de matières étrangères.

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