Polycyanure tricobaltique (acide cobaltocyanhydriquej
— C''(Coj3H3)N6. — Il cristallise en fils soyeux, déliquescents et d'une saveur acide (Zwenger).
Polycyanure tricobaltico-tripotasslque (cobaltocyanure de po-
(1) Revue scientif., t. XI, p. 405.
tassium). — C^(Co|5K2)N'^. — Par l'évaporation tlun mélange de carbonate ou d'oxyde de cobalt , et de potasse sursaturée par de l'acide prussique , on obtient des cristaux jaune-rougeàtre qu'on purifie par de nouvelles cristallisations. Ils sont alors incolores et possèdent la même forme que le P. triferrico-tripotassique. Leur solution est sans réaction sur les persels de fer ; elle précipite en blanc les sels d'argent (L. Gmelin).
Genre Paracyanogène R-'^N''.
402. Il paraît se former par la réunion de plusieurs molécules de cyanogène.
Paraojanogène normal. — CsN^? — M Johnston donne ce nom au résidu charbonneux qui se forme dans la préparation du cyanogène ( 1"= famille ) ; on obtient le même corps par la calcination du précipité brun qui se produit par la décomposition de la solution aqueuse du cyanogène.
Il se présente à l'état d'une poudre brun foncé soluble dans l'acide sulfuricjue. L'acide nitrique la dissout en la décomposant ; la dissolution est jaune et dépose une poudre jaune que M. Johnston appelle acide paracyanique (1).
(1) Voyez quelques nouveaux renseigucruculs sur le paracyano}>;t'ne, dans le Happorl annuel de M. lîerzélius. 18/j3, p. hh., «'«lit. franr.
AB>B]»1TI»]^^^ ET €ORBl<:€TIO]V^.
Page 30.
Ajoutez à la liste des acides monobasiques les deux suivants : l'acide caprique C"'H-''0- et l'acide caprylique C^H'^'O^, et supprimez le mot caprique avant la formule C^H'^O^.
Page 32.
Supprimez les deux lignes : le formomélliylal C-^H^fO^ et l'acétal , etc. Voyez à cet égard, p. 412 , Genre Mcthylal.
Page 35.
A la troisième ligne d'en bas , après les mots : les corps appartenant à la même famille ne sont jamais homologues , ajoutez : à moins d'être isomères et de remplir les mêmes fondions chimiques. ( Exemple : l'éther formique de l'alcool et l'étlier acétique de l'esprit de bois sont tous les deux C^H^O^ et homologues. )
Page 54.
Dans la liste des poids atomiques on a porté l'antimoine à 403,25, de manière que l'oxyde de ce métal deviendrait Si^'O^; en y réfléchissant davantage, nous avons cru devoir conserver l'équivalent 806,5, généralement adopté pour ce métal, ainsi que la formule Sb^O' pour l'oxyde.
Page 73.
Voyez la note précédente. La question des émétiques se trouve développée davantage à la page 498.
Page ^7.
SnpjM'inuv, dans la table (lesa(;ides, les acides pyrogallique
et métagallique , ainsi que les deux notes. Remplacez le mot roccellique pav capnjliquc, et la formule C^H'^O^ parC"^H2oO-.
Page 85.
Ajoutez, à la table des acides homologues , l'acide caprylique C8H'^02 ; et exprimez l'acide caprique par C'OH^^O^.
Page 95.
Dans la liste des acides ammonigénés , l'acide parabanique et l'acide oxalurique doivent figurer parmi les acides bibasiques.
Page 96.
11 y a une erreur dans la formule de l'acidi' allanluriquo. Voyez à cet égard page 130.
Page 114.
Dans la seconde équation , il manque le coefficient 2 avant la formule C^H^O (alcool).
Page 124.
Ajoutez à la ligne 26 : M. Reiset [Comptes-rendus de VAcad., t. XVIII, p. 1103) a décrit tout récemment deux chloroplatinates obtenus avec le même alcaloïde, et qui renfermaient, l'un A.HCi + VlU, et l'autre 2(A,HC/) + P/C/2.
Page 129.
Supprimez, à la cin([ui('ni(ï ligne {\\'\\ jjas, les mots : parmi lesquels on remarque ranHiiie.
Page \AA.
A la lign(! 17 (Vvn haut, au lieu de : un scid ('(luivalciil d'eau , lisez : un seul équivalent d'alcool, <;t éliniiiK! un seul i''i|ui\ aient d'eau.
Pa(;k 253.
A la iign(! 17, au lieu des fornudes CiII''''A«> et CMP'^AsH), lisez : (:UI'^A.s-'el CMI'U.s-O.
62m additions et corrections.
Page 269.
A la ligne 6 d'en bas , lisez : principes chimiquement , etc.
Page 325.
A l'article Acétène iodé, faites l'addition suivante : Quand on fait i^asser sa vapeur à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge sombre, elle se décompose en éthérilène biiodé (quelquefois coloré par de l'iode ) , en éthérène normal et en gaz hydrogène (E. Kopp) :
2[c\ii'ii)j = c2nq2 ^ cm^ + 112.
Page 329.
A l'article Ethérilène biiodé , ajoutez : Il se forme aussi quand on fait passer l'acétène iodé (220) à travers un tube chauffé au rouge sombre ( E. Kopp ).
Page 332.
Ethérène iodé ( iodure d'aldéhydène). — C-(H^l). — Liquide incolore, d'une odeur alliacée, très forte ; insoluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool et l'étlier. Il bout à 56" ; sa densité est de 1,98. Les acides sulfurique, hydrochlorique et nitrique ne l'attaquent point à froid. L'acide nitrique fumaut le décompose en dégageant de l'iode et des vapeurs rutilantes (E. Kopp).
Page 447.
Addition à l'article Acétate normal.
Suivant M. Blondeau de Carolles , le sucre de canne se transforme immédiatement en acide acétique, sous rinlluence du caséum , en vertu d'un dédoublement moléculaire du genre de ceux que nous avons mentionnés page 275 :
Voici rex])érience : on met 500 gr. de sucre de canne en dissohition dans un litre d'eau ; puis , après y avoir ajouté 200 gr. de fromage blanc ordinaire, on inlroduil le tout dans un matra?,
auquel on adapte un tube qu'on dirige au-dessous d'une éprouvette contenant du mercure ; l'appareil ainsi disposé est abandonné à lui-même , dans un appartement dont la température doit être de 20° à peu près , pendant toute la durée de l'expérience. Si au bout d'un mois on examine les produits de la fermentation , on remarque qu'il ne s'est pas dégagé de gaz ; que le caséum surnage à létat d'une croûte compacte et couverte de moisissures, et enfin que le liquide est chargé d'acide acétique. Si l'on ajoute de l'alcool à ce mélange, la fermentation acétique ne s'établit pas. Ce fait est d'accord avec ce phénomène bien connu, que les boissons les plus sujettes à s'altérer, à tourner^ sont généralement les moins riches en alcool ; tout commerçant en vins sait que , pour s'opposer cà ce genre d'altération , le meilleur moyen consiste à alcooliser les liquides qui sont l'objet de son commerce. Dans ces cas, l'acide acétique n'est donc pas le résultat de l'oxydation de l'alcool , mais bien celui du dédoublement direct du sucre ( Blondeau de Carolles).
Page 411.
M. Laurent a ol)servé qu'en versant de l'ammoniaque et de l'alcool sur l'anile bichloré , on obtient une amide neutre renfermant C3(H2C0NO , c'est-à-dire G^C/^q 4. ^w nc^
Pai.e 468.
Addition à l'article G. liulyrale.
Ou obtient aussi de l'aride bulyri(pie eu alniudonnant la fibrine à la fermentation putride (\Yurtz).
BxiUjrale bichloré. — C<(IF'Cr^)0-. — Un bon moyeu de préparer cet acide consiste à introduire une quarantaiiu^ de giauunes d'acide butyrique concentré dans le tube à boules de Li»'big, et à y faire passer un courant de chlore sec. Si le soleil est ardent , 1(! chlore est absorbé en totalité , ([uelle cpie soit la rapidité avec la(pi(.'lle on le dégage ; le licjuide répand d'abondantes va|)(Hirs d'acide hydrochlorique , et après un certain lenqts il se colore en jaune-verdàlre. Au bout de (|uel(|ues jours, l'absorption du chlore devient lente et dillicile; la liqueur conserve lo];gl(Miq>s , même au soleil, sa couleur jaune; si on la porte .dor^ a une leni-
pérature de 80 à 100°, on en peut chasser tout l'acide hydrochlori(iue par un courant d'acide carbonique sec , et l'on obtient pour résidu un acide chloré qui jouit des propriétés suivantes ( Pelouze et Gélis).
Il est liquide, incolore, visqueux, plus dense que l'eau , d'une odeur parliculic re qui a quelque analogie avec celle du B. normal. Il est presque insoluble dans l'eau , soluble en toutes proportions dans l'alcool. La potasse, la soude, l'ammoniaque, {■()riiiriit avec lui des sels très solubles dans l'eau.
Soumis à l'action de la chaleur, il distille en plus grande i partie sans altération; mais , quelque précaution qu'on prenne, une certaine quantité s'en détruit toujours.
Dissous dans l'alcool , et traité à une douce chaleur par l'acide sull'urique, le B. bichloré donne naissance au butyralcool bichloré.
Bulyrate qitadrichloré. — C\l{*Cl*)0^. — Sous l'influence très prolongée de la lumière du soleil , le chlore , en agissant sur le B. normal , produit peu à peu un autre acide blanc et solide qui se dépose dans la liqueur et Unit par la faire prendre en vme masse blanche et solide. Cette masse tout entière, étant fortement comprimée dans du papier brouillard et dissoute dans l'éther, laisse déposer peu à peu le B. quadrichloré ( Pelouze et Gélis ).
Ce corps cristallise en prismes obliques à base rhombe; il est insoluble dans l'eau , très soluble dans l'alcool et l'éther ; il entre en fusion à 140" et distille plus tard sans altération apparente.
Traité par un mélange d'alcool et d'acide sulfurique, il donne du butyralcool quadrichloré.
Page 507.
A mettre avant le G. Succinidam :
Genre Butyramide B+'NO.
Amide, homologue du g. margaramide ( 17* famille).
/hthjramide normale. — C^H^NO. — Lors(|n'on agite pendant <|U('l(iue temps un mélange d'ammoniaque liquide et de butyralcool nornud , <(! dornicr linit [lar se dissoudre complètement.
Si ron introduit dans un flacon bien bouché 1 p. de butyralcool normal et 5 ou 6 p. d'ammoniaque, l'action, favorisée par de fréquentes agitations, est complète après huit ou dix jours; en évaporant alors le liquide jusqu'au tiers de son volume primitif, on voit la B. normale cristalliser par le refroidissement de la liqueur (Chancel).
Ce corps cristallise en tables nacrées , d'un Ijlanc éclatant ; il est incolore, transparent, inaltérable à l'air, d'une saveur' sucrée et fraîche, suivie d'un arrière-goùt amer. Il fond vers 115", se volatilise sans décomposition, se dissout aisément dans l'eau , ainsi que dans l'alcool et l'éther.
Les alcalis hydratés le convertissent par l'ébuUition en butyrate et en ammoniaque :
C^H».\0 + (KIJ)O = C^(H"K)02 + MJ3.
Page 508.
Ajoutez à l'article Succinidam normal :
Le procédé le plus simple pour obtenir ce corps consiste à neutraliser une solution d'acide succinique par l'ammoniaque , à évaporer la matière jusqu'à siccité et à la soumettre à la sublimation. L'ammoniaque et l'eau s'en vont les premières ; le S. normal et un peu d'acide succinique passent à la sublimation. On enlève ce dernier par la cristallisation. Le S. normal fond ù •210" (Fchling).
Succinidam plombiqne. — Cî(H''P/;)N02 -f- m[. ? (l). ■ — L'oxyde de jjlondj se dissout en grande quantité dans la solution acpieuse du S. normal, et en évaporant la liqueur dans le vide, on obtient une masse tenace sans aucune apjjarence de cristallisation, C(;ttc matière desséchée fond au-dessous de 100" sans perdre de son poids ; ainsi fondue elle est transparente , attire fort(!nicnt l'Innnidité et se dissout ijarfaitcnient dans l'eau , d'où elle est précipitée par l'alcool ( lY'hling).
La baryte paraît .se comporter avec le S. normal comme l'oxyde de ])loinli.
(1) M. l-eliIiug;itliil)uoà ce coIupo^é la formule 3(C«II'"0<N--|- Il\)) -I 'il'</2(), qui lie piéseiilL' aucune vra'sciiihl l'.cc. ( Ht eue scicnlif., 1. Wl , p. '|(il. )
Page 512.
A l'article Succitiamide normale :
Ce corps est insoluble dans l'alcool absolu et dans l'éther. ChaufTé à une température élevée, il développe de l'ammoniaciue et donne du succinidam normal (325) :
C<lR\2o2 = Mi3 4- cni^xNO^.
11 reste un l<''ger résidu de charbon (Fehling).
Page 544.
A l'article Amyîol sulfitré :
Voici qnck^ues observations sur ce corps, laites par M. Krutzscli :
On obtient l'A. sulfuré en mélangeant l'A. normal avec de l'acide sulfurique , saturant la liqueur acide par du carbonate de potasse, séparant à l'aide du lîltre le sulfamilate potassique resté en dissolution , et traitant i)ar une lessive de potasse. Ce mélange est ensuite placé dans une cornue, saturé exactement par le gaz hydrogène sulfuré et soumis à la distillation dans un bain de chlorure de calcium.
L'A. sulfuré est incolore, d'un aspect oléagineux, doué d'un pouvoir réfringent considérable , et d'une odeur d'oignon très pénétrante. Il bout à 117". Sa densité à l'état liquide est de 0,835 à 21°; à l'état de vapeur elle a été trouvée égale à 3,631 = 2 volumes d'après notre formule.
Amylol siilfaro-mercuriquc (amylo-mercaptidede mercure). — CVHuH</)S2? — L'A. sulfuré se combine vivement et avec production de chaleur avec le bioxydc de mercure. Le produit est formé de cristaux feuilletés , entièrement insolubles dans l'eau , solubles en petite quantité dans l'alcool et l'éther bouillant. 11 fond au-dessus de 100" en un liquide hicolore. 11 n'est point attaqué par une lessive de potasse bouillante.
L'A. sulfuré donne avec l'acétate de plomb un coagulum jaune ; avec le sulfate du cuivre , un conq)osé verdàtre et poisseux.
L'oxyde <le plomb ne l'attaque que lentement ; l'oxyde de cuivre paraît être sans action sur lui .
^ Page 585.
Addition au G. Butyralcool :
Biitxjralcool bicMoré. — C^(]i'oCl-)0-. — Liquide doué d'une odeur éthérée , et qui se produit par la réaction d'un mélange d'alcool , d'acide sulfurique et de butyrate Lichloré ( Pelouze et Gélis).
Butyralcool quadrichloré . — C^(H8Ci^)0-. — Liquide très dense (|ui se forme, dans les mêmes circonstances que le corps précédent, par l'emploi du butyrate quadrichloré.
Page 589.
Genre Carbamilale PiO-^.
Sel copule unibasique , homologue des g. carbométhylate (•2' fam} , carbovinate {:Y fam.) et carbocélate (17- fam.}.
Carbamilale bisulfure ( sultb-carbonate d'oxyde d'auiylc). — C^H'\^S-0)? — Quand on traite le G. bisulfuro - potassique par l'acide hydroclil()riqu(,' étendu, le C. bisulfure se sépare sous la forme d'un li{iuide oléagineux, incolore ou d'un jaune pâle, et d'une odeur pénétrante fort désagréable; il faut le dessécher sur le chlorure de calcium pour le préserver de la décomposition.
Ce liquide rougit fortement la teinture de tournesol ; il brûle avec une llannue trrs linnineusc, cl [tarait un peu \àu<, dense que l'eau. Il colore la peau en jaune foncé ( Erdmann ).
Carbamilale bisulfuro -iwlassique. — C^(!I"K)(S-0)? — l'onr obtenir ce sel, du saturiî à froid l'amylnl normal (.'M.')) par de la potasse fondue , et l'on traite la solution par le sulfure de carbone, jnsqu'à ce(j[ue la réaction alcaline cesse (1(î se manift.'stcr. Ce mélange donne , après le refroidissement et le lavage à l'éllier, des écailles cristallines d'un jaune pâle et d'un éelal narré (Erdmaim).
O sel est solnble dans l'eau e( l'alcool; il ne se dissom (incii pelile (|uanlilé dans I'c-IIkm-.
Sa solution donne avec le sulfate de cuivre un précipité en flocons citrins. L'acétate de plomb donne un précipité blanc qui noircit par l'ébullition; le nitrate d'argent produit également un précipité blanc qui noircit à la lumière aussi bien qu'à l'ébullition. Le perchlorure de mercure occasionne aussi un précipité qui ne noircit pas sous l'influence de la chaleur.
Page 590.
Genre Succiméthol R-20<.
Éther bialcoolique ; homologue des g. oxaméthol (4« fam.), oxalcool (6« fam.), succinalcool (8« fam.), etc.; isomère des g. adipate et oxalcool.
Succimélhol normal (succinate d'oxyde de méthyle). — ^CcH'^O*. • — Cet éther s'obtient en faisant réagir le gaz hydrochlorique sur une solution chaude d'acide succinique dans l'alcool normal. Il fond à 20°, et se concrète au-dessous de 16°. Il est à peine soluble dans l'eau , mais il se dissout dans l'alcool et dans l'éther; il bout à 198". Sa densité prise à 20" est de i,179; à l'état de vapeur, elle a été trouvée égale à 5,24 , correspondant à 2 vol. (Fehling).
Page 589.
Genre Alcosuccinol R-^0 .
Éllier unialcoolique , produit par l'action du potassium sur le succinalcool normal (éther succinique).
Alcosuccinol normal. — C^H^O^ — Lorsqu'on met le succinalcool normal (8*= famille) en contact avec le potassium ou le sodium, il se dégage de l'hydrogène, et si le métal est employé en quantité suffisante, il se produit, par le refroidissement, une matière tenace d'un jaune foncé. En y ajoutant de l'eau , et en chaufiTant rapidement jusqu'à l'ébullition , on obtient une liqueur jaune, limpide, sur laquelle nage une couche huileuse , et qui se concrète , par le refroidissement, en une masse molle et pultacée. On la sépare à l'aide du hltre ; le liquide qui passe présente une réaction alcaline, et contient du succinate de potasse (Fehling).
On fait cristalliser la matière dans l'alcool bouillant; on l'obtient alors blanche et d'un aspect velouté. 100 parties d'éther succinique ont donné avec le potassium de 5 à 10 parties de ce produit cristallin.
Cette substance fond à 133° et se volatilise complètement à 206". Elle est très peu soluble dans l'alcool froid ; l'éther la dissout en toutes proportions. Chauffée avec un alcali fixe, elle donne de l'alcool normal et du succinate bipotassique :
C6H803 -f 2(K:H)0 = C2li60 + C^(II^K2)0<.
Elle donne avec l'ammoniaque un corps d'un jaune clair, cristallisé en aiguilles.
La production du nouveau corps que nous venons de décrire offre le premier exemple de la transformation d'un éther bialcoolique en un éther unialcoolique, et vient entièrement à l'appui des vues développées au commencement de cet ouvrage sur la composition des éthers. Comment concevoir l'action du potassium ?
Le corps de M. Fehling ne diffère du succinalcool normal que par les éléments de 1 éq. d'alcool , car :
C8HH0* = CHl^O^ + C2H60.
Il paraît dès lors que le potassium commence par déplacer de l'hydrogène :
C8I1'<0< + K = C8(ll'3K)0^ -f II,
et que, pendant la dissolution du produit, celui-ci se dédouble en potasse caustifjue, alcool normal et le nouveau corps :
C«(I1'3K)0^ -f II^û =? (KII)O 4- C'^ll'^O + 04180^.